Le carnaval des Cayes gère des revenues, disait-on, pour justifier en 2017 le déplacement du siège du carnaval
un billet de la rédaction
Samedi 2 mars 2019 ((rezonodwes.com))– L’hypnose est un état de conscience altéré qui se produit naturellement où la faculté critique est contournée et des pensées collectives acceptables sont établies.Nous n’allons en aucun cas nous éterniser sur le carnaval des Cayes, ce qui est plus que normal qu’en certaine période d’une année, une pause s’observe pour prendre un moment de répit.
On le fait partout ailleurs, mais jamais sur toute l’étendue d’un territoire. Chaque endroit à son histoire, son passé. Ce que le premier lundi de septembre est à la Municipalité de New York, l’est différemment à la Municipalité de New-Orleans qui reçoit ses visiteurs en nombre imposant durant les trois jours gras du carnaval. De même que le 15 août à Petit-Goave n’a rien à envier à Marchand-Dessalines, à la date du 17 octobre.
Pour revenir sur « l’immeuble » logeant l’Aéroport Antoine Simon des Cayes, il faut rappeler que l’une des Résolutions prises en conseil des ministres sous le gouvernement Martelly-Lamothe, a prévu de moderniser et d’élever cet emplacement à la dimension du savoir-faire des gens du Sud. Un des 5 départements du pays, avant le découpage géographique de 1971, riche en rebondissements de notre histoire.
Si les déchets de l’esprit ne paraissaient pas beaucoup plus polluants et plus nocifs que les déchets ménagers, jamais on n’admettrait que la même voix vienne toujours nous parler d’une certaine beauté de la vie et qu’il faille avec gaieté en profiter. Il semblerait accroître les possibilités de développement du syndrome de Stockholm, tellement rien ne dérange. Il suffit de franchir les portes de la ville des Cayes pour comprendre à quel point la vérité se trouve ensevelie sous les manteaux e fòk nou ta sispann bay chyen poté kanson…
Admettons qu’il n’y avait ni les 6, 7 juillet ; ni le 18 novembre ; ni le 17 octobre ou encore moins la fatidique date du 7 février, allons-nous toujours nous sentir à notre aise de faire déposer un avion sur la « piste » de cet aérodrome ? Si pour vous votre orgueil ne fond pas quand vos yeux vous blâment, alors soyez toujours les bienvenus à l’aéroport Antoine Simon des Cayes, dans tous ses états archaïques.
Ne cherchez plus ailleurs les coupables. Vous l’êtes. Complicité ne rime jamais avec solidarité !

