Nul besoin d’être grand clerc pour arriver à la conclusion que l’incident au parlement n’était qu’une mise en scène mal planifiée. Mais on remercie quand même les sénateurs Willot Joseph et Ronald Larêche pour le courage affiché en déclarant la vérité à ce sujet
Port-au-Prince, mardi 21 août 2018 ((rezonodwes.com))– Le réalisateur de ce nouveau film « Attaque à la grenade contre le parlement haïtien« , pensait-il vraiment que le public allait adorer son oeuvre ou même la prendre au sérieux?
Beaucoup de journalistes s’étaient gardés de se prononcer sur l’information faisant croire que des individus non identifiés auraient tiré sur les locaux du parlement et y auraient lancé une grenade qui n’avait pas éclaté.
Et, pour cause! Beaucoup trop de zones d’ombres existaient dans ce montage mal pensé que les policiers de la DCPJ, assurément, ont pu éclairer, puisque les nombreux agents de sécurité, affectés à la surveillance de cette forteresse, se sont rebellés après des tentatives d’interpellation de ceux qui étaient de garde cette fameuse et critique nuit de dimanche à lundi.
Dans la foulée, des reporters qui s’évertuaient à comprendre les événements ont été sauvagement maltraités et giflés par ces tout puissants protecteurs de parlementaires, visiblement apeurés par la découverte du pot aux roses.
Finalement, la vérité a éclaté : les impacts de balles sur les vitres de l’immeuble de la Chambre des Députés proviennent de projectiles tirés …. de l’intérieur. Allez savoir pourquoi ces agents de sécurité ont fait croire que le parlement a été l’objet d’attaque.
Ce mauvais court métrage ne valant pas dix sous, pour être projeté sur grand écran de la réalité, a été dénoncé par deux sénateurs, Willot Joseph (Centre/PHTK) et l’ancien président du Grand Corps Ronald Larêche (Nord-Est/Verité).
Mais pour l’actuel président du Sénat, l’animal politique Joseph Lambert, pour savoir ce qui s’est vraiment passé, il faut attendre les résultats de l’enquête qui, normalement comme les nombreuses séances en continuité, se poursuivra jusqu’à l’infini…






1 Comment