Une étude réalisée par la Coordination Nationale de Sécurité Alimentaire (CNSA) a révélé qu’environ 3,6 millions d’haïtiens souffrent d’insécurité alimentaire et que 1,5 million d’entre eux se trouvent dans une situation grave et urgente.
L’insécurité alimentaire sera plus visible de 80% entre mars et mai et de 60% entre mai et juin 2019, selon CNSA
Samedi 20 avril 20120 ((rezonodwes.com))–Pour un pays où l’Etat avait constitué un fond Petro Caribe pour le développement durable, avec plus de $4 milliards en réserve, des haïtiens ne devaient en aucun cas se retrouver aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire aussi alarmante et préoccupante.
« Près de 50% de la population haïtienne vivant en zone rurale souffre d’insécurité alimentaire« , a déclaré Jean Ulysse Hilaire, directeur technique de la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA).
L’expert a ajouté que « ce nombre nécessite des interventions urgentes et que la situation est grave à la campagne, où quelque 2,6 millions de gens ont actuellement besoin d’une assistance humanitaire« .
Selon cette étude rapportée par l’agence de presse Prensa Latina, l’insécurité alimentaire frappe « les petits producteurs« , les plus vulnérables ne gardant que « très limitées des perspectives d’espoir de relance d’activités agricoles« .
Pour l’agro-économiste Sergot Jacob, il existe une relation claire entre la faible productivité du secteur agricole, qui a atteint 79%, et l’augmentation de l’insécurité alimentaire. Il a souligné également l’impact de la croissance démographique, qui devrait doubler tous les 35 ans en général, et dans les zones urbaines tous les 16 ans, de sorte que davantage de personnes pourraient être touchées par ce fléau.
Et la caravane de changement du président Jovenel Moise ?
Les régions les plus touchées par la famine comprennent les départements du Nord-Est, du Nord-Ouest, du Centre, du Sud-Est et de l’Artibonite. La situation pourrait devenir critique cette année, selon Hilaire ajoutant qu’au cours des trois dernières années, la sécheresse a affecté les régions.
Le secteur productif inexistant accouche l’insécurité alimentaire qui sera plus visible de 80% entre mars et mai et de 60% entre mai et juin 2019. Il a également souligné l’impact sur ce phénomène de la dévaluation de la monnaie nationale par rapport au dollar, inflation, exode rural, pauvreté, malnutrition et taux de mortalité élevés.

