Pour une rare fois, après près de deux ans d’expérimentation en Haiti, les drones kamikazes se révèlent utiles dans le combat contre le grand banditisme et la criminalité. La mort de Mathias, chef de gang du quartier de Boston, fait passer à vingt-cinq le nombre de caïd, regroupés au sein de «Viv Ansanm» qui terrorise la population civile.
Dans la nuit du vendredi 6 novembre 2026, dans le quartier de Boston, dirigé par Mathias Saintil, entre 21 heures et 22 heures, les forces de l’ordre ont lancé un drone kamikaze dans la zone communément appelée Nan Nélio. Selon un rapport du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), l’explosion a endommagé la résidence du chef de gang ainsi qu’un de ses véhicules, dans lequel il se trouvait alors qu’il se rendait à l’activité festive organisée à Pierre-Six.
Le chef de gang a été gravement blessé à l’abdomen. Il a été transporté dans un premier temps vers un hôpital de Belécourt, puis transféré vers un autre établissement dans la zone de Canaan. Alors que des démarches étaient en cours pour son transfert vers un hôpital situé dans la commune de Carrefour, Mathias Saintil, le chef de gang de Boston, a succombé à ses blessures à Canaan, dans le fief du chef de gang de Canaan, Jeff Larose, alias Jeff Gwo Lwa, vers 17 heures 30, ce 6 novembre 2026.
L’incident aurait également causé la mort immédiate de septs de ses lieutenants bandits armés, tandis qu’environ quinze (15) autres ont été blessés. Deux (2) parmi ces blessés ont été amputation d’un pied, poursuit le document du RNDDH. Les blessés issus des groupes armés dans ces différentes localités ont été transportés vers des structures de soins situées à Marin, Belécourt et Canaan. Il est également rapporte que la femme du caid Mathias Saintil qui l’accompagnait a été tuée sur le coup.
Hervé Noël

