1 novembre 2026
Haïti — Scandale et hardiesse : qui a rédigé la lettre adressée à Guterres au nom de Lanmò Sanjou, chef de gang criminel terroriste des 400 Mawozo ?
Actualités Cas d'assassinat Corruption Diplomatie Drogues Economie Élections FactCheck Insécurité|Kidnapping Justice PHTK autorise l'occupation du pays

Haïti — Scandale et hardiesse : qui a rédigé la lettre adressée à Guterres au nom de Lanmò Sanjou, chef de gang criminel terroriste des 400 Mawozo ?

Lettre de Lanmò Sanjou à l’ONU : quand un chef de gang réclame la médiation, qui tient la plume ? Qui sont les hommes en costume derrière les hommes armés ? Et pourquoi une demande adressée à l’ONU arrive-t-elle au moment où les forces salvadoriennes intensifient leur présence en Haïti ?

— Une lettre datée du 1er novembre 2026, portant le nom du tristement célèbre criminel terroriste Wilson Joseph, alias « Lanmò Sanjou », appelle le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à dépêcher une délégation en Haïti. Le document, présenté sous l’en-tête du « Bureau Communication » du groupe 400 Mawozo, demande une médiation internationale et l’ouverture d’un dialogue pour la paix.

Le signataire affirme avoir hissé un « drapeau blanc » le 20 août et se dit prêt à dialoguer avec les forces internationales présentes en Haïti. Il évoque les violences dans la Plaine du Cul-de-Sac, les incidents impliquant des militaires salvadoriens et des victimes civiles, dont une fillette de huit ans. Ces éléments sont avancés par la lettre et appellent à être vérifiés indépendamment.

Le texte, construit dans un registre diplomatique, va jusqu’à écrire que « l’arme de la dialectique doit primer sur celle des armes ». Qui l’a rédigé ? Qui a préparé cette démarche et conseillé son signataire présumé ? La forme du document ne permet pas d’identifier son auteur réel. Mais l’adresse au chef de l’ONU, les copies annoncées à plusieurs organisations internationales et la demande de médiation posent la question des relais et des intérêts à l’œuvre.

Dimanche, le pasteur Malory Laurent a accusé des hommes gravitant autour du pouvoir de s’appuyer sur des gangs pour conserver ou conquérir le pouvoir. Soutenant une action contre les groupes armés, il a aussi lancé cet avertissement : « Que ce ne soit pas du théâtre ! » Ses déclarations résonnent avec une interrogation plus large : les gangs armés agissent-ils seuls, ou bénéficient-ils de soutiens politiques et de conseils stratégiques ?

Les groupes armés ont imposé deuils, enlèvements et déplacements à la population. Une demande de dialogue peut-elle suffire sans reconnaissance des victimes, garanties de sécurité et reddition de comptes ? Qui parle réellement au nom de Lanmò Sanjou — et à qui cette lettre est-elle destinée, au-delà d’António Guterres ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.