Par Robert Berrouët-Oriol
Linguiste-terminologue
Ancien responsable de la coopération inter-universitaire à la Banque de terminologie du Québec (Gouvernement du Québec, Office québécois de la langue française). Ancien enseignant à la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti. Conseiller spécial, Conseil national d’administration du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH). Konseye pèmanan, Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA). Membre du Comité international de suivi du Dictionnaire des francophones.
Montréal, le 23 octobre 2026
Le terme plagiat est issu du latin plagium, qui désignait à l’origine l’« enlèvement » ou le « rapt d’un esclave ou d’un homme libre », dérivé de plagiarius, « voleur d’hommes » ou « ravisseur ». Au Ier siècle, le poète latin Martial emploie métaphoriquement plagiarius pour dénoncer celui qui s’approprie les vers d’autrui. Introduit en français au XVIIe siècle, le mot en est venu à désigner l’appropriation frauduleuse d’une œuvre intellectuelle, littéraire, scientifique ou artistique. En son sens moderne, le plagiat consiste à reproduire totalement ou partiellement une création d’autrui en la présentant comme sienne, sans attribution adéquate de la source. (Sources lexicographiques combinées : Trésor de la langue française informatisé (TLFi), entrée « plagiat » et « plagiaire » ; Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, Dictionnaire Le Robert ; Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition, entrée « plagiat » ; Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL), rubrique étymologie de « plagiat ».
« L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN », depuis plusieurs semaines, occupe d’abondance les médias grand public, les circuits et appareils de légitimation littéraire francophones ainsi que les réseaux sociaux de la parole éphémère. Au Québec comme au Canada, en France, en Belgique, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, à Rabat, Alger, Pondichéry, Port-au-Prince, Sydney et Miami, « L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN » mobilise les médias, délie les langues et alimente les débats. Elle offre une autoroute aux délires passionnels les plus hallucinés ainsi qu’au vacarme idéologico-populiste, racialiste/essentialiste et noiriste/néo-duvaliériste. Elle rameute également les savoirs haut perchés de plusieurs universitaires et hommes de lettres haïtiens. De la ville du Cap, en Afrique du Sud, un brillant médecin, également anthropologue de son état, qualifie « L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN » d’improbable « tempête dans un verre d’eau »… Chemin faisant, la tempête ayant débordé le verre d’eau et armé lui aussi des prolixes outils épistolaires de l’Intelligence artificielle, il offre depuis quelques jours une abondante récolte d’articles aussi savants qu’alambiqués… Car il faut bien s’atteler à faire « oublier », en toute impunité, la centralité de « L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN », à savoir LE PLAGIAT, système solidement tissé au fil des ans et DISPOSITIF NARRATIF DÉLICTUEUX qu’utilise l’auteur de « C’était ça ou mourir » depuis 2012. C’est à cette même anesthésie de l’esprit critique et analytique qu’invite un brillant docteur en littérature comparée depuis Fort-de-France : officiant au rituel borgne de la moutonnerie orélienne, il s’évertue lui aussi à faire « oublier », en toute impunité, la centralité de « L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN », à savoir LE PLAGIAT… Pour y parvenir il met en scène un canular aussi chimérique, illusoire, irréaliste que mort-né, « L’opération TEXTE EN ACTION » consistant à « acheter » de C3 Éditions quelques dizaines d’exemplaires du roman « C’était ça ou mourir », à les parachuter à travers moult villes et venelles d’Haïti avec une recommandation précise : « lire à l’aveugle », lire le livre en faisant totalement abstraction des conditions historiques, culturelles et politiques de son élaboration. Autrement dit, pratiquer la « lecture anesthésie » car il faut bien s’atteler à faire « oublier », en toute impunité, la centralité de « L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN », à savoir LE PLAGIAT, système autoréférentiel et DISPOSITIF NARRATIF DÉLICTUEUX qu’utilise l’auteur de « C’était ça ou mourir » depuis 2012. Adieu Todorov, Bourdieu, Genette, Kristeva, Lacan, Barthes, Ricoeur, Habermas et Heidegger, tous à la trappe : par la grâce onctueuse et œcuménique de « L’opération TEXTE EN ACTION », LA FRAUDE LITTÉRAIRE et LE PLAGIAT ont désormais un statut herméneutique, épistémologique et ontologique en littérature…
Pour notre part, nous avons abordé autrement « L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN » dans les deux articles que nous avons publiés :
–« L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN : plagiat et fraude multirécidivistes. De la nécessité de questionner la sous-culture racialiste-noiriste-duvaliériste de l’impunité dans le champ littéraire haïtien ». Rezonòdwès, 3 octobre 2026.
–« L’AFFAIRE THÉLYSON ORÉLIEN » : lettre ouverte aux Éditions du Boréal et aux Éditions Grasset ». Rezonòdwès, 8 octobre 2026.
Tableau typologique documenté de 9 plagiats majeurs élaborés par Thélyson Orélien de 2012 à 2023
Légende des types de classement : Type A : Copie directe (même langue, aucune modification) ; Type B : Traduction-plagiat (sans attribution) ; Type C : Recyclage interne (texte déjà plagié réutilisé) ; Type D : Fraude à l’authenticité (usage non déclaré de l’IA)
Vérification des sources : La Presse (Blais-Poulin / Bergeron) ; Radio-Canada / Les Décrypteurs (Dupuis / Tan) ; TVA Nouvelles, 23–25 septembre 2026.
| N° | Texte d’Orélien (abrégé) | Support / Année | Source originale (abrégée) | Auteur / Pays source | Type | Proportion copiée | Documenté par |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | « Où va le monde » | Zone d’écriture, Radio-Canada / 2012 | « Le matin des magiciens », préface (Gallimard, 1960) | Pauwels & Bergier — France | A | Quasi-intégrale (4+ passages mot à mot) | La Presse ; Décrypteurs / Radio Canada |
| 2 | « Ne mettons pas nos héros sur un piédestal » | La Presse, courrier des lecteurs / 28 fév. 2013 | « Falling From Pedestals », The Philippine Star | Andy Bautista — Philippines | B (EN→FR) | Quasi-totalité du texte | La Presse ; Décrypteurs / Radio Canada |
| 3 | « Ne mettons pas nos héros sur un piédestal » (même texte) | Mediapart (blogue) / 2013 | « Falling From Pedestals », The Philippine Star | Andy Bautista — Philippines | B (EN→FR) | Quasi-totalité du texte | TVA Nouvelles ; Journal de Québec |
| 4 | « Barack Obama aurait pu être Trayvon Martin… » | Mondoblog / RFI / 2013 | « Matin, Obama », agence Pressenza | Gilberto Rodrigues — Brésil | B (PT→FR) | ≥ 4 paragraphes intégraux | Décrypteurs / Radio-Canada |
| 5 | « Le prochain pape devrait être plus jeune » | Mondoblog / RFI / 2013 | Éditorial anonyme, The Hindu | Équipe éditoriale — Inde | B (EN→FR) | Environ 50 % du texte | Décrypteurs / Radio-Canada |
| 6 | « Sommes-nous aussi libres que nous le pensons ? » | Mondoblog / RFI / mai 2013 | « The Problem of Free Will », blogue Beyond Language (2008) | Pablo Saborío — Danemark | B (EN→FR) | Phrases et §§ multiples | Décrypteurs / RC ; La Presse |
| 7 | Texte d’opinion (titre non précisé dans les sources publiées) | HuffPost Québec / 2014 | Essai, blogue Beyond Language | Pablo Saborío — Danemark | B (EN→FR) | Plusieurs phrases et réflexions | La Presse (enquête) |
| 8 | « La contradiction américaine » | Mediapart (blogue) / 10 nov. 2014 | « El Descontento de la superpotencia », La República (Colombie, 8 oct. 2014) | Rodrigo Botero Montoya — Colombie | B (ES→FR) | Analyse reprise mot pour mot | La Presse ; TVA Nouvelles |
| 9 | « Ne mettons pas nos héros sur un piédestal » (réédition) | Mondoblog / RFI / oct. 2023 | « Falling From Pedestals », The Philippine Star (2013) | Andy Bautista — Philippines | C (recyclage) | Reprend les passages copiés de 2013 | La Presse (enquête) |
Bref commentaire analytique
L’examen de ce tableau typologique met en évidence l’existence d’un véritable « SYSTÈME ORÉLIEN », à savoir LE DISPOSITIF NARRATIF DÉLICTUEUX qu’utilise l’auteur de « C’était ça ou mourir » depuis 2012. Ce système est caractérisé par la récurrence de procédés de réappropriation textuelle observés sur plus d’une décennie. La première constante est la prédominance du plagiat de traduction, qui constitue la majorité des cas documentés : des textes en anglais, portugais ou espagnol sont traduits en français puis publiés comme des productions originales de Thélyson Orélien. Une deuxième constante réside dans le choix de sources étrangères peu connues du lectorat francophone, ce qui réduit les probabilités de détection immédiate. Une troisième caractéristique est l’importance quantitative des emprunts, qui vont de plusieurs paragraphes reproduits textuellement à la quasi-totalité du texte source. Le système se distingue également par la diversité des supports de diffusion : presse écrite, blogues, plateformes internationales et médias numériques.
Une autre spécificité réside dans la transformation minimale des textes empruntés : les idées, la structure argumentative et souvent les formulations sont conservées. Le cas des textes repris de Pablo Saborío, Andy Bautista ou Rodrigo Botero Montoya illustre cette pratique de transfert presque intégral. Le tableau révèle aussi un phénomène de réitération et de recyclage, le même texte plagié étant parfois republié plusieurs années plus tard, comme en 2023. Enfin, la continuité chronologique des cas recensés entre 2012 et 2023 suggère non pas des incidents isolés –« des erreurs de jeunesse » comme l’a récemment frauduleusement soutenu Thélyson Orélien–, mais un mode opératoire durable. Ainsi, le « système Orélien » apparaît comme un dispositif autoréférentiel de production discursive fondé sur la traduction non attribuée, la reproduction extensive de contenus préexistants et leur rediffusion sous signature personnelle, selon une logique répétitive et systématique.
Une fois de plus, nous empruntons à Faubert Bolivar ses paroles fort éclairantes et courageuses pour clore la première partie de cet article :
« Par-delà le livre, je n’aurai pas attendu cette escroquerie pour savoir que la faillite intellectuelle et morale est le lot de notre élite, championne en raisonnements fallacieux, stupides et débilitants : l’IA n’aurait pas pu décrire un braquage sur la route de Jérémie !!!! Comprenez que l’IA n’a jamais été en Haïti pour aller à Jérémie. Jusqu’à Jérémie…
Il y a que dans un pays gangrené par la corruption, le vol, le viol, les gangs sans foi ni loi, ériger en héros national un individu reconnu comme un tricheur invétéré dénote un sacré problème d’absence d’intelligence collective et féconde.
Comment demander à nos écoliers de ne pas tricher si on leur met entre les mains le livre d’un tricheur patenté ? Comment parler de droit d’auteur si on encense un violeur de droit d’auteur ? Décidément, serait-ce vraiment notre choix de vivre dans une société de voyous ? Ce n’était pas assez d’avoir un Izo, atis mafya peyi a, un Babekyou, révolutionnaire porte-parole d’une coalition de gangs, un Miky, l’idole des jeunes, il nous fallait encore un Thélyson Orélien, faussaire de la race ? Nou bon pou pri a ». (Faubert Bolivar, docteur en philosophie, poète et dramaturge, Fort-de-France, Martinique, le 21 octobre 2028)
L’apport scientifique du CHARESSO
Dans la seconde partie de ce texte, nous publions de larges extraits d’une étude publiée par le Centre haïtiens de recherches en sciences sociales, le CHARESSO, dans la Gazette universitaire du 14 octobre 2026. Par la publication de cette étude de haute facture scientifique, nous entendons montrer qu’il est possible –il est nécessaire–, d’aborder le champ littéraire et la critique littéraire dans les termes d’une démarche scientifique articulant une vision clairement formulée, une méthodologie explicitement instituée et une analyse amplement documentée, méthodique et crédible. Nous entendons également montrer qu’il est indispensable d’aborder le champ littéraire et la critique littéraire dans les termes d’une véritable rupture épistémologique –loin, très loin de la moutonnerie langagière faussement œcuménique, loin des dérives et errements identitaires caractéristiques du « nationalisme krizokal », loin du vacarme idéologico-populiste, racialiste/essentialiste et noiriste/néo-duvaliériste.
« Affaire Thélyson Orélien : le CHARESSO met en ligne un outil de recherche sur 1 261 pièces de presse publiées dans 68 pays
« Le CHARESSO met en ligne un outil de recherche sur l’affaire Thélyson Orélien : 1 261 pièces de presse en 27 langues, actualisées chaque dimanche.
« PORT-AU-PRINCE — Le Centre haïtien de recherche en sciences sociales (CHARESSO) a mis en ligne ce mercredi 14 octobre 2026 « Affaire Thélyson Orélien : un roman, l’IA et les médias du monde », un outil de recherche consacré à la couverture médiatique de l’affaire qui agite la rentrée littéraire depuis le 21 septembre. Selon sa note de méthode, l’outil rassemble 1 261 articles, dépêches, tribunes et émissions publiés par 514 médias et sources, en 27 langues et dans 68 pays [et l’outil est] actualisé chaque dimanche.
Accessible sur charesso.org en français, en anglais et en espagnol, l’outil propose un tableau de bord, un corpus filtrable, une synthèse, une chronologie, un tableau des faits contestés et un index. Chaque pièce y reçoit un résumé et un commentaire rédigés par le CHARESSO, une catégorie parmi treize, une position — factuelle, nuancée, favorable ou critique — et des renvois vers les textes qui la citent ou reprennent la même dépêche. Chaque fiche porte un identifiant stable et peut être citée selon les normes APA, Chicago, MLA ou ISO 690.
Le 21 septembre, jour où Thélyson Orélien — écrivain né aux Gonaïves en 1988 et installé au Canada depuis 2010 — reçoit le prix du roman Fnac pour C’était ça ou mourir, un compte anonyme sur X, « Balance ton Claude », publie des résultats du détecteur Pangram attribuant le texte presque entièrement à une intelligence artificielle générative. L’auteur dément. La Presse et Radio-Canada relèvent ensuite des passages repris d’autres auteurs dans des textes qu’il avait publiés entre 2012 et 2014, et l’Académie Goncourt retire le roman de sa sélection le 25 septembre. Au 11 octobre, date de la version publiée, « aucune preuve matérielle (brouillons, historique de fichiers, aveu) n’a été rendue publique », précise la synthèse de l’outil.
Les données montrent une couverture concentrée dans le temps. Entre le 21 et le 27 septembre paraissent 728 pièces, soit 58 % du corpus. Le pic est atteint le 25 septembre, jour du retrait du Goncourt, avec 232 pièces. Du 5 au 11 octobre, l’outil en recense 136.
La géographie de la couverture est tout aussi inégale. Les médias français publient 502 pièces, soit 40 % du total, les médias canadiens 212 (17 %), et la presse d’Haïti et de sa diaspora 83 (7 %). Le français domine avec 881 pièces, devant l’anglais (141) et l’espagnol (75). Aucune pièce en kreyòl n’a été repérée en ligne, et la catégorie « Débat haïtien et diaspora » compte 12 pièces.
Côté angles, « Prix et jurys » arrive en tête (247 pièces), devant « IA, littérature et éthique » (205) et « Détecteurs, tests et preuve » (136). Selon le classement du CHARESSO, 59 % des pièces sont factuelles, 26 % nuancées, 6 % critiques envers l’auteur et 6 % favorables. Dans la presse haïtienne et de la diaspora, la part des textes favorables à l’auteur atteint 13 %.
Le suivi a commencé le 21 septembre, à partir de plusieurs sources de repérage fusionnées et dédoublonnées. La note de méthode estime la couverture totale de l’affaire entre 1 500 et 2 800 pièces, et déclare le corpus non exhaustif : les lecteurs peuvent signaler une pièce manquante ou une erreur à info@charesso.org. Les émissions de radio et de télévision, les balados et les vidéos ne sont pas encore transcrits, et seuls les contenus disponibles en ligne sont couverts.
L’outil est mis à jour chaque dimanche. La version du 18 octobre intégrera un premier ensemble d’émissions audio et vidéo, « notamment en kreyòl », selon la méthode. Un jeu de données ouvert est en préparation.
L’outil a été réalisé sous la direction scientifique [du sociologue] Lefranc Joseph, directeur général du CHARESSO, en partenariat avec la Gazette universitaire, que dirige également Lefranc Joseph ».
Conclusion prospective
Débarrassée du plagiat, la littérature est appelée à renouer avec sa vocation première : être un espace de création authentique, de responsabilité intellectuelle et d’invention polyvocale du sens. Sur le plan ontologique, l’œuvre littéraire retrouve alors son statut de manifestation singulière d’une conscience créatrice, assumant pleinement son identité et son historicité. Elle cesse d’être la reproduction dissimulée de l’œuvre d’autrui pour devenir l’expression d’une subjectivité qui se construit dans le dialogue avec les traditions sans les confisquer. Sur le plan éthique, l’intégrité de l’écriture réhabilite les valeurs de probité, de fidélité aux sources et de reconnaissance de la dette intellectuelle envers les prédécesseurs. Elle instaure une culture de confiance indispensable à la transmission du savoir et à la crédibilité des institutions littéraires, éducatives, scientifiques et culturelles. Sur le plan épistémologique, la lutte contre le plagiat favorise la production de connaissances vérifiables, traçables et cumulatives, fondées sur la rigueur critique plutôt que sur l’appropriation indue et frauduleuse. Dans cette perspective, la littérature de demain pourrait devenir un laboratoire privilégié de l’intelligence réflexive, où l’originalité ne réside pas dans l’illusion de la nouveauté absolue mais dans la capacité à reformuler, interpréter et enrichir le patrimoine commun. Ainsi comprise, elle contribuerait à l’émergence d’une écologie du savoir fondée sur la responsabilité, l’altérité et la vérité. L’avenir de la création littéraire dépendra moins des technologies que de la permanence de ces exigences fondamentales, garantes d’une culture de la connaissance respectueuse des auteurs, des lecteurs et de l’intelligence collective.

