GONAÏVES, 26 août 2026 — L’Association des Écrivains Artibonitiens (AEA) demande à la justice haïtienne d’ouvrir « une enquête célère » contre les autorités qu’elle estime susceptibles d’avoir engagé leur responsabilité dans le carnage perpétré à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août, attaque ayant fait plusieurs dizaines de morts.
Qualifiant les faits de « crime génocidaire » et de « crime imprescriptible », selon les termes de son communiqué, l’organisation réclame que soit examinée l’hypothèse d’une « complicité d’assassinat collectif ». Ces qualifications demeurent toutefois à établir juridiquement par une enquête et, le cas échéant, par les juridictions compétentes.
L’AEA, qui se dit « consternée » et « révoltée », exprime sa solidarité avec les familles des victimes et les encourage à déposer plainte devant les instances nationales ainsi que devant les mécanismes internationaux compétents.
Le communiqué est signé aux Gonaïves par Pierre Robert Auguste, président de l’AEA.

