NEW YORK, 28 août 2026 — Les États-Unis ont haussé le ton vendredi devant le Conseil de sécurité après le massacre de Kenscoff, condamnant les attaques des gangs qualifiés de « terroristes » et réclamant que la Force de répression des gangs (GSF) passe désormais à une logique résolument opérationnelle.
Washington a prononcé l’une des phrases les plus sévères de la réunion : « La GSF n’a pas été créée pour publier des communiqués derrière les murs d’une enceinte ni pour dépenser notre argent pendant qu’Haïti souffre. » Selon la délégation américaine, cette nouvelle mission dispose précisément d’un mandat destiné à arrêter les gangs et à mettre fin à l’effusion de sang : « Elle doit reprendre les rues, neutraliser la menace et rendre Haïti à son peuple. »
Les États-Unis accusent par ailleurs les coalitions de gangs de chercher, selon leurs propres déclarations publiques, à empêcher les Haïtiens d’exercer leur droit de choisir leurs futurs dirigeants. « Les terroristes ne peuvent prendre la démocratie en otage », a averti Washington, évoquant des groupes armés qui terrorisent la population « au bout de leurs fusils » tout en exploitant des postes de péage.
Après Kenscoff, Washington réclame donc des actes : déploiement rapide des contingents, équipements, ressources financières et « volonté politique ». Les États-Unis appellent déjà le Conseil de sécurité à renouveler le mandat de la GSF le mois prochain. Leur avertissement est difficilement équivoque : la force doit disposer des moyens nécessaires pour « faire et terminer le travail ».

