Une ancienne joueuse de basketball féminin de la Southern Methodist University (SMU), Kyla Deck, a poursuivi la NCAA en justice, contestant les règles qui encadrent les transferts d’athlètes universitaires aux États-Unis.
Dans une plainte déposée devant un tribunal fédéral du Texas, Deck affirme que la période imposée pour s’inscrire au portail des transferts, ainsi que les restrictions qui en découlent, contreviennent au droit fédéral de la concurrence. Elle demande notamment au tribunal de suspendre l’application de ces règles et réclame des dommages-intérêts.
Le dossier intervient après une décision rendue le 31 juillet dans une autre affaire, Wisne v. NCAA. Une juge fédérale du Colorado a alors ordonné à la NCAA d’autoriser une cinquième année de compétition à des milliers d’athlètes de Division I qui avaient épuisé leurs quatre années d’éligibilité.
Mais cette décision n’a pas levé les restrictions liées au portail des transferts. Les joueurs qui ne s’y étaient pas inscrits pendant la période prévue pour la saison 2025-2026 pouvaient ainsi être empêchés de rejoindre une autre université.
Deck affirme se retrouver dans cette situation. Elle souhaitait rester à SMU et n’avait donc pas demandé à intégrer le portail. Après avoir obtenu la possibilité de disputer une cinquième saison, elle affirme que l’université lui a indiqué qu’elle ne disposait plus d’une place dans son effectif.
La joueuse estime ainsi être privée de la possibilité de trouver une autre équipe et des revenus potentiels liés aux accords commerciaux portant sur son nom, son image et sa notoriété (NIL).
Son action se distingue d’autres recours récents, notamment parce qu’elle vise directement les règles du portail au regard du droit de la concurrence. Elle met également SMU en cause, en plus de la NCAA.
L’issue du recours pourrait avoir des conséquences au-delà du cas individuel de Deck, notamment si le tribunal remet en cause les restrictions actuelles imposées aux transferts.

