À Bahon, les revendications exprimées par la population réclamant des travaux de réfection des infrastructures routières dans la commune sont loin de trouver écho au sein du gouvernement de facto. Plus d’un mois après les mouvements de protestation, les lignes n’ont pas bougé.
Dans la commune de Bahon, dans le département du Nord, la population intensifie les mouvements exigeant des autorités compétentes le lancement des ouvrages de réaménagement et réfection des infrastructures routières détériorées. Le mardi 27 mai, jour de marché où convergent des commerçants venus de tout horizon, les activités socioéconomiques ont été observées à l’arrêt, après un énième soulèvement populaire.
Des barricades de pneus enflammés, des carcasses de véhicule, des troncs d’arbre ont paralysé la circulation automobile dans plusieurs rues de Bahon. Sur la route nationale, dans l’entrée principale de la commune, le décor consistait à interpeller le gouvernement sur la réalité inacceptable des axes routiers traversant la zone. D’autres revendications visant la révocation du cartel municipal intérimaire ont été également exprimées par les protestataires.
Secoué par une série de mobilisations populaires sollicitant du pouvoir des actions face à l’état de délabrement des infrastructures routières, le département du Nord semble avoir sonné l’alarme par rapport aux défis des voies de communication dans le pays. Au Cap-Haitien, des manifestations populations ont forcé le Ministère des travaux publics, transport et communication (MTPTC) à engager des travaux de réparation des axes routiers. D’autres communes du Nord attendent des initiatives de l’État.
Hervé Noel

