Une citoyenne haïtienne, en situation de post-partum, aurait été maintenue menottée durant plusieurs jours sur un lit d’hôpital à El Valle, dans la province de Hato Mayor, selon des informations relayées par des témoignages et des contenus circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Les éléments disponibles, non encore confirmés par une communication officielle des autorités dominicaines, décrivent une mesure coercitive appliquée dans un cadre médical, suscitant de vives réactions. Plusieurs observateurs évoquent une atteinte à la dignité de la personne, tandis que d’autres y voient l’illustration de tensions persistantes autour du traitement des migrants haïtiens dans les structures publiques.
L’absence, à ce stade, de version institutionnelle — qu’elle émane des autorités sanitaires, policières ou migratoires — alimente les interrogations quant aux fondements juridiques d’une telle pratique et à sa compatibilité avec les standards internationaux relatifs aux droits humains, notamment en matière de protection des femmes en période postnatale.
Dans ce contexte, la ministre haïtienne de facto des Affaires étrangères, Raina Forbin, attendue aux États-Unis dans le cadre d’une mission officielle, n’a pas encore réagi publiquement à ce dossier, laissant en suspens la question d’une éventuelle démarche diplomatique.

