19 octobre 2026
États-Unis/Venezuela : le temps de la realpolitik
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États-Unis/Venezuela : le temps de la realpolitik

Par Abel Descollines 

Il est intéressant d’observer la tournure des événements politiques au Venezuela. Au terme de plusieurs années d’affrontements violents, le gouvernement du président Nicolas Maduro et l’opposition politique vénézuélienne scellent un accord de paix. En effet, Les deux parties s’engagent à travailler pour une sortie de crise à travers un processus qui devra conduire à la participation de l’opposition vénézuélienne à l’organisation des prochaines élections.

Cet accord entre pouvoir et opposition permettra le déblocage partiel des fonds gelés en raison des sanctions internationales imposées au pouvoir du président Nicolas Maduro depuis la controverse des dernières élections présidentielles. Au terme de cet accord politique, l’une des principales compagnies pétrolières américaines est habilité à reprendre ses exploitations du pétrole venezuelien.

Il va sans dire que le président du Venezuela est redevenu fréquentable aux yeux de la communauté internationale.  Ouff !N’est-ce pas une vérité de la palisse que depuis Bismarck, Metternich, le cardinal de Richelieu, Machiavel, c’est la « realpolitik » et la « Raison d’État » qui déterminent en grande partie la conduite des affaires du monde.

N’est ce pas Machiavel qui nous enseigne que « la fin justifie les moyens « .
La guerre entre la Russie et l’Ukraine aux conséquences économiques néfastes en raison de la pénurie du pétrole sur le marché international est, sans équivoque, l’indicateur pour comprendre la raison de cet accord politique. Le Venezuela étant un des grands pays producteurs de pétrole. 

Comment en est-on arrivé à ce dégel entre l’opposition politique et le pouvoir au Venezuela ? Quid de l’opposition politique vénézuélienne ? 

Il faut savoir en effet que l’opposition Vénézuélienne assume une très grande proximité avec la communauté internationale particulièrement avec les États Unis d’Amérique.  On s’en souvient de la reconnaissance par les Etats-Unis et certains pays du monde occidental  de Juan Guado comme président du Venezuela. Ce dernier fut à l’époque chef de l’opposition face au président Nicolas Maduro. Une première dans les relations internationales ! Certes, le cardinal de Richelieu n’est plus mais sa « Raison d’Etat » est omniprésent dans les affaires du monde moderne. 
Comment peut-on comparer l’évolution de la situation politique au Venezuela à celle d’Haïti ?

Il y’a vraisemblablement quelques similitudes mais à des niveaux distincts. Il semble être évident que l’opposition politique vénézuélienne n’a pu échapper aux souhaits du gouvernement américain de vouloir infléchir sa position antérieure vis-à-vis du président Nicolas Maduro. 

La recherche de l’augmentation de la production du pétrole oblige.  En revanche, les relations s’amenuisent entre l’opposition politique haïtienne et gouvernement américain . À contrario, le pouvoir haïtien semble être assuré du soutien indéfectible des autorités américaines. 

Aux femmes et aux hommes de l’opposition politique et de la société civile haïtienne :  
Olye pou-n pasé tout tan-n ap rele anba pye-n diab San-n pa janm priye pou-n sove…Il nous importe de privilégier la « realpolitik » .

Abel Descollines Porte parole du CADOA Membre du « Groupe de Concertation Politique pour un Compromis Historique « 

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