COMMUNIQUE
«PROTESTATION DU SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POULAIRE CONTRE LA LIVRAISON DU PAYS PAR LE GOUVERNEMENT DE FACTO D’ARIEL HENRY.»
Le SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE (SDP) est sidéré de la décision de livrer le pays, prise par le Gouvernement de facto d’Ariel HENRY en cette date désormais historique du 6 octobre 2022. Le SDP proteste avec véhémence contre cet acte de trahison d’une équipe de félons pilotée par Ariel HENRY au préjudice de la nation haïtienne. Il condamne avec fermeté cet acte apatride qui vilipende la nation haïtienne et efface sa gloire immortelle de première République noire qui a évincé le tissu colonial.
Ariel HENRY et ses acolytes ont demandé officiellement l’occupation d’Haïti. Ces traitres et conzés ont requis aux bottes étrangères de venir souiller le sol national. Ils ont fait appel à l’étranger qui a toujours fait montre de sa haine viscérale contre le peuple haïtien depuis l’Indépendance du pays jusqu’à date. Ils viennent de commettre le crime de lèse patrie ou de haute trahison.
Depuis son existence comme pays souverain, Haïti a déjà connu trois (3) occupations étrangères : 1915, 1994 et 2004. Le bilan global de toutes ces occupations est catastrophique. Ces occupations ont été toutes des fiascos. Elles n’ont légué au pays que la misère, la déchéance morale et matérielle, le pillage de ses richesses souterraines et sous-marines, la désagrégation du tissu social haïtien, enfin des maladies infectieuses et vénériennes.
L’intervention étrangère en Haïti en 2004 est soldée par deux évènements de la honte pour la communauté internationale : le vibrion cholera qui est dorénavant installé dans l’organisme haïtien et les différentes dénominations des structures de suivi de l’occupant (MINUJUS, MINUHA et BINUH) tristement célèbres dans la conduite aux enfers du pays.
Le scandale a été stupéfait et frappait au visage du monde lorsque, en octobre 2020, dans son rapport au Conseil de Sécurité sur la situation d’Haïti, le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Antonio GUTERRES, déclarait du haut de la Tribune de l’ONU, à propos de la fédération des Gangs au sein du G9 : «Le renforcement du contrôle du G9 dans certaines parties du pays diminue la criminalité ». Réf: Le Nouvelliste du 6 /10/2020.
Par la suite, ayant constaté l’ampleur de la bêtise, il tentait de se raviser en déclarant qu’il était mal renseigné. La société haïtienne dans son entièreté sait pertinemment que les gangs ont été installés par le régime PHTK Martelly et feu Président Jovenel MOISE, le dernier agissant sur instruction de la dame Helen Ruth Meagher LA LIME, représentante du Secrétaire Général en Haïti, dans le but macabre d’éliminer les farouches opposants du pouvoir d’alors.
Cette semaine encore, l’Ambassadeur du Canada en Haïti, Monsieur Sébastien CARRIERE a jeté un pavé dans la mare en instruisant le stipendier Ariel HENRY de négocier avec les gangs sous prétexte d’un couloir humanitaire. Il s’agit d’une reconnaissance tacite des gangs par la Communauté internationale à travers le CORE GROUP qui est le syndicat des Ambassadeurs en Haïti. Les gangs sont donc acceptés et reconnus par la Communauté internationale comme une entité avec laquelle il convient de négocier.
Faut-il rappeler que de 1994 à date, période de la présence tantôt formelle, tantôt déguisée de la communauté internationale, celle-ci n’a offert au pays aucune infrastructure de développement, aucun hôpital standardisé, aucun campus Université. Pourtant, l’occupant s’est démêlé comme un diable dans un bénitier pour doter le pays de l’insécurité chronique en vue de justifier sa présence et son intervention .C’est le cas actuel. Au cours de cette période, la communauté internationale a bel et bien octroyé au pays une aide massive dans le domaine de la fédération des gangs.
En dépit des vicissitudes que connait le pays et de ses faiblesses majeures, Haïti doit jouir de sa souveraineté comme Etat membre fondateur de l’Organisation des Nations Unies. Le droit à l’autodétermination consacrée par la Charte des Nations Unies est inviolable.
Il doit être respecté envers Haïti. Durant les deux siècles d’existence d’Haïti comme peuple ayant défié l’ordre mondial de l’époque pour conquérir son indépendance aux prix des sacrifices de ses ancêtres, le pays est victime de la méchanceté et de la haine internationales teintées du racisme. Haïti fut écarté du premier congrès international tenu à Panama en 1826 sur la libération des peuples de l’Amérique.
Durant ses 218 ans, le pays a toujours été un havre d’exploitation, de rapine, de main mise et d’opportunité par tous les moyens pour des étrangers qui, aidés de certains dirigeants comme Ariel HENRY et ses sbires, ont joué un rôle de premier plan dans cette fange où il est trainé et enlisé. L’étranger a toujours été un ferment de discorde dans les causes de nos malheurs. Pour y parvenir un dispositif bien ficelé et structuré est mis en place. Ce dispositif est multiforme.
Par ce dispositif, parfois l’étranger divise pour se faire régner. Parfois il produit et nourrit des pouvoirs dictatoriaux aux fins d’assouvir son appétit. Parfois il s’érige en maitre et commandeur pour imposer au pays des dirigeants colabos, enlevant par ainsi, aux haïtiens, le droit de choisir délibérément leurs dirigeants.
De 2011 à date, la Communauté internationale a imposé aux Haïtiens le régime PHTK qui, avec Ariel HENRY, est à sa troisième version. Aujourd’hui, le résultat est patent. C’est le chaos total : insécurité généralisée, kidnapping, inexistence des droits fondamentaux, misère matérielle et morale, tuerie, assassinat, viols des femmes et
enfants. C’est l’effacement de l’Etat au profit des gangs. C’est l’échec cuisant. La Communauté internationale a conduit le pays dans ce bourbier, dans ce gouffre. C’est le point culminant où elle voulait arriver pour se faire passer pour le messie. Les témoignages de Ricardo SEITENFUS, ancien représentant de l’OEA en Haïti, sont éloquents et illustrant.
Depuis environ 15 mois, la Communauté internationale a frappé au visage des Haïtiens un pouvoir fantoche dirigé par le colabo Ariel HENRY. N’ayant ni la volonté ni la capacité de se rallier les forces politiques nécessaires pour permettre à ce pouvoir de bénéficier d’une certaine assise, il patauge dans une illégitimité criante et exorbitante. A travers la marionnette Ariel HENRY, le seul coq de la basse-cour, la Communauté internationale impose au pays un exécutif moncéphale en violation flagrante de la Constitution haïtienne en vigueur. Ariel HENRY est le dirigeant haïtien le plus impopulaire que l’Histoire politique de ce pays ait jamais connu.
La population haïtienne, démocratiquement, par des manifestations pacifiques, exige sa démission du pouvoir. Au lieu de concourir à la satisfaction de ce cri national, la Communauté internationale préfère soutenir un pouvoir décrié, impopulaire et pourvoyeur de gangs, au prix du sang du peuple haïtien. Au lieu d’aider au renforcement de la Police Nationale d’Haïti, cette Communauté internationale a décidé d’affaiblir l’État et renforcer les gangs. Elle a fait le choix stratégique d’attendre la pourriture de la situation pour venir occuper le pays. Il s’agit d’un comportement mercantile de la communauté internationale qui s’évertue à faire d’Haïti un marché pour vendre des armes dans la contrebande.
Le SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE rappelle qu’Haïti ne fabrique pas les armes. Les armes et munitions dont disposent les gangs proviennent des pays dits amis d’Haïti. Dans la foulée, l’État haïtien est frappé d’un embargo sur l’importation d’armes. Le SDP condamne la gangsterisation du pays. Il déclare que la population haïtienne ne peut plus continuer à vivre sous la férule des gangs armés. Il exige le démantèlent des gangs dont les patrons et bâtisseurs sont le pouvoir en place, les pays dits amis d’Haïti, l’OEA et l’ONU.
Le SDP dit haut et fort qu’Haïti rejette d’un revers de mains son occupation étrangère. Pour combattre les Gangs et éradiquer le phénomène insécurité créé de toutes pièces dans le pays, la Police Nationale d’Haïti a besoin des moyens techniques et financiers nécessaires assortis des experts pour l’accompagner dans sa tâche régalienne.
Le SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE lance un vibrant appel au peuple haïtien et à toutes les forces vives de la nation à s’unir en un bloc monolithique et compact, d’une seule voix, pour dire non à une quatrième occupation d’Haïti et y faire échec.
Pour le Secteur Démocratique et Populaire (SDP) :
Economiste Nènel CASSY,
Ancien Sénateur de la République,
Dirigeant du Secteur Démocratique et Populaire (SDP)
Ex Député Ulrick SAINT-CYR, Juriste & Communicateur Social,
Porte-Parole du Secteur Démocratique et Populaire (SDP)
Ex Consul Daril BALTAZAR ,
Porte-Parole du Secteur Démocratique et Populaire (SDP).

