21 octobre 2026
Le SDP de Nenel Cassy contre  »la livraison du pays » par le PM de facto Ariel Henry
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Le SDP de Nenel Cassy contre  »la livraison du pays » par le PM de facto Ariel Henry

COMMUNIQUE

«PROTESTATION DU SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POULAIRE CONTRE LA LIVRAISON DU PAYS PAR LE  GOUVERNEMENT DE FACTO D’ARIEL HENRY.»

Le SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE (SDP) est sidéré de la décision de livrer  le  pays,  prise  par  le  Gouvernement  de  facto  d’Ariel  HENRY  en  cette  date désormais historique du 6 octobre 2022. Le SDP proteste avec véhémence contre cet acte de trahison d’une équipe de félons pilotée par Ariel HENRY au préjudice  de la nation haïtienne. Il condamne avec fermeté cet acte apatride qui  vilipende la nation haïtienne et efface sa   gloire immortelle de première République noire qui a évincé le tissu colonial.

Ariel  HENRY  et  ses  acolytes  ont  demandé  officiellement    l’occupation  d’Haïti.  Ces traitres et conzés ont requis aux bottes étrangères de venir souiller le sol national. Ils ont fait appel à l’étranger qui a toujours fait montre de sa haine viscérale contre le peuple haïtien depuis l’Indépendance du pays jusqu’à date. Ils viennent de commettre le crime de lèse patrie ou de haute trahison.

Depuis  son  existence  comme  pays  souverain,  Haïti  a  déjà  connu  trois  (3)  occupations étrangères :   1915,   1994   et   2004.   Le   bilan   global   de   toutes   ces   occupations   est catastrophique. Ces occupations ont été toutes des fiascos.  Elles n’ont légué au pays que la misère, la déchéance morale et matérielle, le pillage de ses richesses souterraines et sous-marines, la désagrégation du tissu social haïtien, enfin des maladies infectieuses et vénériennes.

L’intervention étrangère en Haïti en 2004 est soldée par deux évènements de la honte pour la communauté internationale : le vibrion cholera  qui est dorénavant installé dans l’organisme haïtien et les différentes dénominations des structures de suivi de l’occupant (MINUJUS, MINUHA et BINUH) tristement célèbres dans la conduite aux enfers du pays.

Le scandale a été stupéfait et frappait au visage du monde   lorsque, en octobre  2020,  dans  son  rapport  au  Conseil  de  Sécurité  sur  la  situation  d’Haïti,  le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Antonio GUTERRES, déclarait du haut de  la  Tribune  de  l’ONU,  à  propos  de  la  fédération  des  Gangs  au  sein  du  G9 : «Le renforcement du contrôle du G9 dans certaines parties du pays diminue la criminalité ». Réf: Le Nouvelliste du 6 /10/2020.

Par la suite, ayant constaté l’ampleur de la  bêtise, il tentait de se raviser en déclarant qu’il était mal renseigné. La société haïtienne dans son entièreté sait pertinemment que les gangs ont été installés par le régime PHTK Martelly et feu Président Jovenel MOISE, le   dernier   agissant   sur   instruction   de   la   dame   Helen   Ruth   Meagher   LA   LIME, représentante  du  Secrétaire  Général  en  Haïti,  dans  le  but  macabre  d’éliminer  les farouches  opposants  du  pouvoir  d’alors. 

Cette  semaine  encore,  l’Ambassadeur  du Canada  en  Haïti,  Monsieur  Sébastien  CARRIERE  a  jeté  un  pavé  dans  la  mare  en instruisant  le  stipendier  Ariel  HENRY  de  négocier  avec  les  gangs   sous  prétexte  d’un couloir humanitaire. Il s’agit d’une reconnaissance tacite des gangs par la Communauté internationale  à  travers    le  CORE  GROUP  qui  est  le  syndicat  des  Ambassadeurs  en Haïti.  Les  gangs  sont  donc  acceptés  et  reconnus  par  la  Communauté  internationale comme une entité avec laquelle il convient de négocier.

Faut-il  rappeler  que  de  1994  à  date,  période  de  la  présence  tantôt  formelle,  tantôt déguisée     de   la   communauté   internationale,   celle-ci   n’a   offert   au   pays   aucune infrastructure  de  développement,  aucun  hôpital  standardisé,  aucun  campus  Université. Pourtant, l’occupant s’est démêlé comme un diable dans un bénitier pour doter le pays de l’insécurité chronique en vue de justifier sa présence et son intervention .C’est le cas actuel. Au cours de cette période, la communauté internationale a bel et bien octroyé au pays une aide massive dans le domaine de la  fédération des gangs.

En  dépit  des  vicissitudes  que  connait  le  pays  et  de  ses  faiblesses  majeures,  Haïti  doit jouir  de  sa  souveraineté  comme  Etat  membre  fondateur  de  l’Organisation  des  Nations Unies.  Le  droit  à  l’autodétermination  consacrée  par  la  Charte  des  Nations  Unies  est inviolable. 

Il doit être  respecté envers Haïti. Durant les deux siècles d’existence d’Haïti comme peuple ayant défié l’ordre mondial de l’époque pour conquérir son indépendance aux prix des sacrifices de ses ancêtres, le pays est victime de la méchanceté et de la haine internationales  teintées  du  racisme.  Haïti  fut  écarté  du  premier  congrès  international tenu à Panama en 1826 sur la libération des peuples de l’Amérique.

Durant ses  218 ans, le pays a toujours été un havre d’exploitation, de rapine, de main mise et d’opportunité par tous les moyens  pour des étrangers qui, aidés   de certains dirigeants comme Ariel HENRY et ses sbires, ont joué un rôle de premier plan dans cette fange où il est trainé et enlisé. L’étranger a toujours été un ferment de discorde dans les causes de nos malheurs. Pour y parvenir un dispositif bien ficelé et structuré est mis en place.  Ce dispositif  est multiforme. 

Par  ce  dispositif,  parfois  l’étranger  divise  pour  se  faire  régner.  Parfois  il produit et nourrit   des pouvoirs dictatoriaux  aux fins d’assouvir son  appétit.  Parfois  il s’érige en maitre et commandeur pour imposer au pays des dirigeants colabos, enlevant par ainsi, aux haïtiens, le droit de choisir délibérément leurs dirigeants.

De 2011 à date, la Communauté internationale a imposé aux Haïtiens le régime PHTK qui,  avec  Ariel  HENRY,  est  à  sa  troisième  version.  Aujourd’hui,  le  résultat  est  patent. C’est   le   chaos   total :   insécurité   généralisée,   kidnapping,   inexistence   des   droits fondamentaux,  misère  matérielle  et  morale,  tuerie,  assassinat,  viols  des  femmes  et

enfants.  C’est  l’effacement  de  l’Etat  au  profit  des  gangs.  C’est  l’échec  cuisant.  La Communauté internationale a conduit le pays  dans ce bourbier,  dans ce gouffre.  C’est le point  culminant  où  elle  voulait  arriver  pour  se  faire  passer  pour  le  messie.  Les témoignages  de  Ricardo  SEITENFUS,  ancien  représentant  de  l’OEA  en  Haïti,  sont éloquents et illustrant.

Depuis environ 15 mois, la Communauté internationale a frappé au visage des Haïtiens un  pouvoir  fantoche  dirigé  par  le  colabo  Ariel  HENRY.  N’ayant  ni  la  volonté  ni  la capacité  de  se  rallier  les  forces  politiques  nécessaires  pour  permettre  à  ce  pouvoir  de bénéficier d’une certaine assise, il patauge dans une illégitimité criante et exorbitante. A travers  la  marionnette  Ariel  HENRY,  le  seul  coq  de  la  basse-cour,  la  Communauté internationale  impose  au  pays  un  exécutif  moncéphale  en  violation  flagrante  de  la Constitution   haïtienne   en   vigueur.   Ariel   HENRY   est   le   dirigeant   haïtien   le   plus impopulaire  que   l’Histoire  politique  de  ce   pays  ait  jamais  connu.  

La   population haïtienne,  démocratiquement,  par  des  manifestations  pacifiques,  exige  sa  démission  du pouvoir.  Au  lieu  de  concourir  à  la  satisfaction  de  ce  cri  national,  la  Communauté internationale préfère soutenir un pouvoir décrié, impopulaire et pourvoyeur de gangs, au  prix  du  sang  du  peuple  haïtien.  Au  lieu  d’aider  au  renforcement  de  la  Police Nationale  d’Haïti,  cette  Communauté  internationale     a  décidé  d’affaiblir  l’État  et renforcer  les  gangs.  Elle  a  fait  le  choix  stratégique  d’attendre  la  pourriture  de  la situation  pour  venir  occuper  le  pays.  Il  s’agit  d’un  comportement  mercantile  de  la communauté  internationale  qui  s’évertue  à  faire  d’Haïti  un  marché  pour   vendre  des armes dans la contrebande.

Le SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE rappelle qu’Haïti ne fabrique pas les armes.   Les  armes et  munitions  dont disposent les gangs  proviennent des pays dits amis  d’Haïti.  Dans  la  foulée,  l’État  haïtien  est  frappé  d’un  embargo  sur  l’importation d’armes.  Le    SDP  condamne  la  gangsterisation  du  pays.  Il  déclare  que  la  population haïtienne   ne  peut  plus  continuer  à  vivre  sous  la  férule  des  gangs  armés.  Il  exige  le démantèlent des gangs dont les patrons et bâtisseurs sont le pouvoir en place, les pays dits amis d’Haïti, l’OEA et l’ONU.

Le SDP dit haut et fort qu’Haïti  rejette d’un revers de mains son occupation étrangère. Pour  combattre  les  Gangs  et  éradiquer  le  phénomène  insécurité  créé  de  toutes  pièces dans le pays, la   Police Nationale d’Haïti a besoin des moyens techniques et financiers nécessaires assortis des experts pour l’accompagner dans sa tâche régalienne.

Le SECTEUR DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE   lance un vibrant appel au peuple haïtien  et  à  toutes  les  forces  vives  de  la  nation  à  s’unir  en  un  bloc  monolithique  et compact, d’une seule voix,   pour dire non à une quatrième occupation d’Haïti et y faire échec.

Pour le Secteur Démocratique et Populaire (SDP) :

Economiste Nènel CASSY,

Ancien Sénateur de la République,

Dirigeant du Secteur Démocratique et Populaire (SDP)

Ex Député Ulrick SAINT-CYR, Juriste & Communicateur Social,

Porte-Parole du Secteur Démocratique et Populaire (SDP)

Ex Consul Daril BALTAZAR ,

Porte-Parole du Secteur Démocratique et Populaire (SDP).

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