22 octobre 2026
Aux Cayes : Paralysie des activités socioéconomiques pour réclamer la démission d’Ariel Henry
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Aux Cayes : Paralysie des activités socioéconomiques pour réclamer la démission d’Ariel Henry

Les manifestants, fatigués des promesses non tenues du gouvernement de facto en lien au rétablissement du trafic routier sur la route nationale numéro 2, à hauteur de Martissant, appellent au départ du premier ministre, le docteur Ariel Henry.

Lundi 1er aout 2022 ((rezonodwes.com))–

Les principales artères du centre-ville des Cayes se sont réveillées, lundi, barricadées. Des véhicules mis en croix, des pierres, des troncs d’arbres entreposés sur la voie publique complétaient le décor. Dans la métropole du Sud, les citoyens sont exaspérés par l’impuissance des autorités face à la suprématie des gangs.

La partie Sud de Port-au-Prince se retrouve depuis plus d’un an inaccessible à la circulation en raison des bandits qui assassinent, kidnappent, rançonnent des passants dans l’inaction des autorités.

Pour l’équipe de facto, la vie des usagers de cette voie victime de la terreur des gangs importe peu. Les engagements renouvelés des autorités policières afin de mettre hors d’état de nuire les bandits qui empoisonnent le quotidien des automobilistes se sont révélés vains, dénoncent les contestataires.

Sur la route nationale numéro 2, à hauteur de Port-Salut, la colère populaire s’est manifestée par l’occupation totale de cet axe. Des engins lourds mobilisés ont pu bloquer l’entrée principale de la ville, selon la presse locale.

Les protestataires entendaient manifester contre la vie chère, l’insécurité, la rareté du carburant. Le transport en commun, les activités commerciales et l’administration publique ont été à l’arrêt.

Pour les contestataires, la solution à la crise passe par la démission du premier ministre de facto Ariel Henry, jugé incapable de conduire la gestion de la République. Des appels à intensifier le mouvement à travers le territoire national ont été lancés par les manifestants.

Aucune possibilité de juguler la crise sociopolitique avec la présence du neurochirurgien aux commandes de l’État, ont scandé les citoyens à la première journée de la grève lancée contre l’équipe de facto.

Hervé Noel

vevenoel@gmail.com

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