23 octobre 2026
Insécurité et crise du carburant : Port-au-Prince embrasée par une contestation populaire
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Insécurité et crise du carburant : Port-au-Prince embrasée par une contestation populaire

Les manifestants exigent la démission du Premier ministre de facto Ariel Henry, jugé incapable de résoudre l’insécurité, l’inflation et la crise de l’essence qui paralysent la vie sociale.

Mercredi 13 juillet 2022 ((rezonodwes.com))–

Un nuage de fumée, provenant de barricades de pneus enflammés dressées sur la chaussée, noircit le ciel du quartier de Canapé-Vert. Dès l’aube du mercredi, les premières vagues de contestation augurent déjà une journée mouvementée.

Des jeunes, révoltés par l’indifférence du gouvernement de facto face au pourrissement du climat de l’insécurité, de la cherté de la vie et de la crise de l’essence, ont fermé plusieurs axes routiers à la circulation.

Dans la foulée de la protestation, un incident malheureux a failli faire basculer le mouvement. Un véhicule de police, qui tentait de traverser un dispositif établi dans les parages du Sous-Commissariat de Canapé-Vert par les manifestants, a été visé par des jets de pierres. Les occupants de la Nissan Patrol ont dégainé leurs armes provoquant la panique généralisée. Aucune victime dans le camp de la population n’est à déplorer, cependant cette action a entrainé des agitations parmi la foule.

À Delmas 95, des automobilistes ont du faire demi-tour pour échapper à la colère populaire. Des jets de pierres et de tessons de bouteilles ont caractérisé cet épisode sur l’autoroute de Delmas. Des agents de l’ordre préposés dans le secteur se sont montrés passifs.

Scène quasi similaire constatée à Lalue, Boudon, Bois-Verna où des protestataires exigent la démission du Chef du gouvernement de facto Ariel Henry, incompétent à adresser les revendications populaires.

La vente illégale du carburant sur le marché informel, alors que le produit manque dans les pompes à essence exacerbe la fronde contre un pouvoir politique qui s’enferme dans sa bulle.

Dans la rue, les conséquences de la pénurie de l’essence sautent aux yeux. Le secteur du transport en commun, le petit commerce, l’administration publique roulent au ralenti. Des consommateurs et automobilistes ont dû payer au prix fort le gallon de la gazoline, peut-on observer. Parallèlement, les prix des produits de première nécessité ont connu une nette augmentation mettant à mal l’économie des ménages déjà fragilisée.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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