Trop confortable, Ariel Henry envisage d’augmenter le prix de l’essence sur le marché haïtien

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Un régime de facto incapable de garantir la sécurité d’une population livrée aux gangs armés, se contente de la pénaliser par des décisions déraisonnables. Engagés auprès du FMI, Ariel Henry et sa bande annoncent une révision à la hausse des prix du carburant en renouvelant les mêmes promesses vides d’accompagnement social pour les plus vulnérables.

Vendredi 1er juillet 2022 ((rezonodwes.com))–

Le programme de subvention ciblée tant annoncé par le pouvoir de facto au lendemain de l’augmentation en décembre 2021 des tarifs de l’essence à la pompe, n’a jamais vu le jour.

Au contraire le ministre de l’Économie et des finances, Michel Patrick Boisvert, interviewé par Radio Kiskeya, en avril, a désapprouvé son collègue de la Planification et de la coopération externe, Ricard Pierre, qui avait annoncé l’implémentation de projets sociaux, la construction d’infrastructures publiques pour palier au choc provoqué par l’inflation découlant de la hausse du prix du carburant.

Au Ministère de l’Économie et des finances (MEF), Jeudi, à l’occasion de la présentation du « Staff monitored program » (SMP), le ministre Boisvert a, comme un ballon d’essai, envisagé la possibilité de punir la population en ciblant l’essence, produit transversal, fondamental dans l’économie.

Plus de 7 milliards de Gourdes sont mensuellement engagées par l’État pour subventionner le carburant sur le marché, argue-t-il.  Des données qui, selon le Grand argentier de la République, ne permettent pas d’équilibrer les comptes du trésor public.

La décote de la Gourde, signe de l’incompétence de la Banque centrale, malgré les mesures adoptées, la guerre entre l’Ukraine et la Russie sont mises en cause par Michel Patrick Boisvert dans la décision d’ajuster le carburant.

Pour payer la facture pétrolière qui a doublé, le gouvernement devra s’ajuster, au regard des nouvelles données, explique Boisvert.

Au-delà de cette annonce, l’équipe de facto renouvelle les engagements d’accompagner la population. Le ministre Boisvert déclare attendre les effets de programmes sociaux en vigueur avant de décider de l’augmentation du prix de l’essence. De quel programme social parle-t-il, s’interrogent avec perplexité des observateurs ?

En présence des représentants du Fonds monétaire international (FMI), le ministre de l’Économie et des finances, Michel Patrick Boisvert réitère la volonté du pouvoir d’augmenter l’essence. Cette annonce ne tient-elle compte que des engagements conclus avec l’agence monétaire internationale ?

Hervé Noel

vevenoel@gmail.com

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