29 octobre 2026
Immigration : les chocs culturels à l’aller et au retour
Actualités Société

Immigration : les chocs culturels à l’aller et au retour

Par Bellita BAYARD
Doctorante

Tous droits de reproductions réservés
Septembre 2021

Table des matières

INTRODUCTION.. 2

1.1 Définition des concepts. 3

2 Mise en  Contexte. 4

2.1 Coexistence, un dilemme sur le plan migratoire. 4

2.2 Les causes de la migration. 5

2.3 La vie dure des femmes migrantes. 5

2.4 Les difficultés administratives. 6

3 Les idées et théories autour de ce terme. 7

3.1 La position de l’Etat en général 8

3.2 La coexistence, la tolérance sur le plan Culturel et éthique. 9

3.3 Les conflits en tant que paradigme sociologique. 10

4 Défis méthodologiques. 12

5 Aspects sociologiques des relations sociales et des conflits migratoires. 13

5.1 Les rapports sociaux. 13

5.2 La tolérance comme construit collectif. 14

5.3 La tolérance et son effet psychologique. 15

5.4 Le contexte socioreligieux de la coexistence. 16

6 Conclusion. 17

Références bibliographiques. 18

 

 

 

INTRODUCTION

 

L’humanité fait face à certains défis tels que : concevoir et fournir une éducation de qualité pour tous, sans distinction de classe et de race ; avoir une culture universelle pour la compréhension de tout un chacun, quels que soient son origine et sa situation socio-économique ; éprouver des difficultés pour cultiver le vivre ensemble et la culture de la paix, etc. Pour arriver à surmonter ces défis, il faut que  les hommes puissent se serrer le coude dans une fraternité entre le Nord, le Sud, l’Est, l’Ouest et tous les continents du monde. De tels défis doivent embrasser  les expertises des réseaux de coopération scientifique, de la recherche et la valorisation des technologies de l’information afin de mieux comprendre et appréhender les messages. Chercher un accord commun pour pouvoir vivre ensemble l’un avec l’autre pour le bien de la collectivité toute entière, demeure un meilleur moyen de comprendre la coexistence et l’égalité entre les êtres humains. Les soucis en faveur de l’altérité, l’égalité, l’équité, la solidarité entre les hommes et les peuples, la compréhension et le respect de l’environnement, se mettre ensemble pour résoudre les méfaits de l’écologie, de la biodiversité, etc. doivent être des causes communes des hommes et femmes vivant sur la planète.

De nos jours, il n’est plus question de la mondialisation qui est la mise en commun des richesses des pays du Nord et du Sud, c’est la consolidation de la modernité qui vise à aider les peuples de la planète à rattraper leur retard par rapport à d’autres qui sont en avance sur le plan économique, socio-éducatif et scientifique. Les races deviennent de plus en plus étroitement entremêlées, les cultures enchevêtrées, les identités brassées, Bokova, (2010). Grace à la technologie, l’humanité se construit dans un village global. Ceci exige beaucoup de tolérance et de respect mutuel. L’heure est à la coopération, la réconciliation et la mise en commun des connaissances pour le bien de l’humanité. Au-delà de toutes ces avancées technologiques, la migration des peuples reste un défi à relever, à repenser en vue de leur coexistence pour l’amortissement des chocs culturels entre les immigrés et les natifs des pays hôtes.

Nous estimons qu’il est important, avant tout d’éclairer la compréhension de nos lecteurs sur ce que sont les concepts suivants :

1.1 Définition des concepts

  • Tolérance

La tolérance c’est l’acceptation des gens et leur pratique même au-delà de leur force. Elle implique une attitude intermédiaire entre l’acceptation sans aucune restriction et l’opposition frontale. Donc, c’est une attitude étrange, Scanlon, (2016).

  • Coexistence

Par coexistence, nous entendons un état durable mais dynamique dans lequel les humains s’adaptent ensemble au partage des paysages et des biens, où les interactions entre les humains sont efficaces et réglées de façon à garantir que les populations persistent de manière socialement légitime et de manière à garantir les relations mutuelles et les rendre tolérables, sans les moindres conflits.

  • Choc culturel

Selon le dictionnaire virtuel Wikipédia, le choc culturel est la désorientation ressentie par une personne confrontée à un mode de vie qui ne lui est pas familier. Ce choc peut être éprouvé lors de la visite d’un pays étranger, face à l’immigration, lors d’un changement de milieu social ou simplement de mode de vie. C’est l’anthropologue canadien Kalervo Oberg, qui, en 1960 avait défini pour la première fois le concept (culture shock).

2 Mise en  Contexte

2.1 Coexistence, un dilemme sur le plan migratoire

Les difficultés de la coexistence entre les humains se manifestent aussi dans la question migratoire. Par ailleurs, les gens émigrent, soit pour les études, soit généralement pour trouver un mieux-être dans les pays hôtes.  Quelle soit saisonnière ou définitive, la migration traîne son lot de problèmes pour les gens qui veulent, par tous les moyens, immigrer vers d’autres pays, soit, en particulier, par la « clandestinité » et ils sont souvent exploités par les entrepreneurs locaux, Corti et Miranda (2018). Il faut dire qu’avoir fait partie d’un pays d’émigration n’a pas la même importance que se considérer comme appartenant à un pays d’immigration. Les deux se mesurent à l’aune des échelles de valeurs, les représentations, les jugements qui accompagnent les deux catégories. Les figures des émigrés et des immigrés incarnent différemment les processus de subalternité et de domination. Beaucoup de déception et de chocs culturels, par exemple, les transgressions sexuelles commises par les natifs des pays, reposaient sur une idéologie fasciste qui promeut la supériorité de l’homme blanc et encourage les fantasmes de domination des colons, Corti, P. et Miranda A., (2018).  Dès l’arrivée de l’immigrant, son statut a changé suivant le type d’immigration choisi ou imposé par les problèmes socio-économiques et politiques du pays de provenance. Les discours scientifiques font place à un discours imposé par les circonstances. A titre d’exemple, citons les catégories de migrants suivants : les « nouveaux » et « anciens » migrants ; « clandestins », « irréguliers » et « sans papiers » ; migrants qualifiés et expatriés ; réfugiés politiques, demandeurs d’asile ; travailleurs établis et travailleurs saisonniers, etc. Dès que le dossier commence à être constitué de manière juridique, le calvaire du néophyte commence, que ce soit sur le plan linguistique, économique, culturel, etc. Les nouveaux venus sont souvent victimes d’intolérance ou d’indifférence. Dans ce contexte, pour quelle raison voyagent-ils ?

2.2 Les causes de la migration

Les causes de la migration d’une personne ou d’un groupe d’individus sont diverses. Les premières raisons sont la quête de l’amélioration de ses conditions de vie par rapport à son groupe de référence. De plus, le chômage, le manque d’éducation, les inégalités socio-économiques, les faibles revenus, sont les facteurs qui incitent les individus à immigrer vers un autre pays. Selon une nouvelle économie de la migration, un ménage n’évalue pas seulement son revenu en termes absolus, mais également relativement à celui des autres ménages qui constituent son groupe de référence, Stark et Bloom, (1985).  En d’autres termes, la pauvreté, les conflits de toutes sortes, les difficultés sociales et politiques, les problèmes environnementaux, l’insécurité physique et alimentaire, etc. sont autant de problèmes qui poussent les gens à laisser leur pays pour aller chercher une vie meilleure ailleurs. Arrivés au pays hôte, ils ne sont toujours pas en paix. Dans le processus migratoire, la question de la légalité surgit à tout instant. Certains travaillent légalement, tandis que d’autres n’ont pas de permis de travail et sont actifs dans l’économie informelle. C’est une situation générale qui n’épargne même pas les femmes. Comment se comportent-elles face à ce phénomène ?

2.3 La vie dure des femmes migrantes

Environ la moitié des expatriés sont des femmes, rapport Nations-Unies (2016). En d’autres termes, les femmes quittent, seules ou en cheffes de famille, autant que les hommes, leur pays natal à la recherche d’opportunités, de sécurité et de mieux être socio-économique pour leur famille. Arrivées en terre étrangère, elles font face à de nombreuses difficultés, particulièrement l’exploitation, le trafic et la violence sexuelle. Selon un rapport de 2016, publié par l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime, les femmes et les filles représentent à elles seules 71 %  des victimes de trafic d’êtres humains, des conflits ou des catastrophes naturelles, dans leurs zones de transit, particulièrement dans les camps, elles vivent dans des conditions insalubres et d’insécurité sociale. Les femmes migrantes sont en proie à plusieurs discriminations, non seulement, parce qu’elles sont des femmes, mais aussi des migrantes harcelées pour leurs pratiques culturelles, us et coutumes qu’elles exercent dans leurs pays d’accueils. Dans ce cas, tout comme les hommes, elles subissent des chocs culturels de part et d’autre, notamment, le racisme, la xénophobie et d’autres attitudes et comportements hostiles. Que ce soient les femmes et les hommes migrés et/ou refugiés, ils sont relativement la risée des médias, sans se soucier de leurs apports économiques à ces pays. Le problème de genre n’est pas également négligé. Ce problème se produit sous forme de discrimination, d’homophobie, de mauvais traitements, de harcèlement sexuel, sur leur lieu de travail, dans les transports publics, sur le plan sanitaire, etc. Qu’ils soient hommes ou femmes, les immigrants confrontent des problèmes administratifs dès leur arrivée. Comment les ont-ils compris ?

2.4 Les difficultés administratives

Au niveau administratif, les migrants sont confrontés à des difficultés administratives relatives à la question de « papiers », liée particulièrement à l’état civil des migrants et les permis de travail exigés par les pays d’accueils. Pour certains migrants des pays du sud et de la caraïbe, le problème est dû à de la falsification des actes donnés par l’Etat de leur pays et, d’irrégularité par les autorités des pays d’accueil.  C’est un fait, l’État de droit des migrants n’est pas respecté, que ce soit sur le plan administratif et judiciaire. Ce qui rend très lourde la régulation administrative de ces migrants. Des fois, aidés par des compatriotes qui ont déjà une certaine notoriété et certains natifs de bonne volonté du pays hôte, ils sont obligés de se mettre en association afin de régler leur problème commun. Voilà pourquoi, le pays hôte fait face à des mouvements tels que : des manifestations, des grèves de faim, sit-ins, etc. de la part de ces migrants. Toutes ces difficultés sont des irritants qui peuvent nuire à la coexistence de ces gens.

En somme, comment la tolérance peut-elle être perçue ou repensée afin d’aboutir à la coexistence humaine dans ces sociétés?

Pour répondre à cette question, nous pensons pouvoir utiliser les idées de certains auteurs sur le plan philosophique, ethnologique et sociologique afin de comparer la littérature déjà existante, pour dégager une méthodologie socio-ethnologique en vue de la compréhension du phénomène étudié. Une partie de notre réflexion portera sur les aspects sociologiques des relations sociales et des conflits migratoires à travers les rapports sociaux de migrants. Une analyse socio-ethnographique est prévue sur le dilemme des immigrants. Une conclusion suivra avec quelques recommandations sur comment repenser la tolérance au milieu des immigrés.

3 Les idées et théories autour de ce terme

Sur le plan philosophique, le concept tolérance n’est ni complaisance ni indifférence, c’est  « le respect, l’acceptation, l’appréciation de la richesse et de la diversité des cultures du monde, de nos modes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité en tant qu’espèce  humaine. », UNESCO, (1995).  La tolérance est la reconnaissance des droits universels de la personne humaine et des libertés fondamentales d’autrui. Les peuples se caractérisent naturellement par leur diversité ; seule la tolérance peut assurer la survie de communautés mixtes dans chaque région du globe.  « La tolérance est un exercice et une conquête sur soi » … Loin d’être une attitude passive de complaisance ou d’indifférence, la tolérance constitue un travail dynamique et de tous les jours, à la fois individuel et collectif », Memmi, (2020). Selon la déclaration de principes sur la tolérance faite par l’UNESCO en 1995, tous les pays dont les politiques culturelles officielles promeuvent la théorie et la pratique de la tolérance, pour perpétuer leur survie, doivent réaffirmer la nécessité d’une activité éducative, politique et juridique de manière continuelle et vigilante.

Dans la vie courante, il faut éviter  de tolérer certaines choses, comme le meurtre. Des fois les hommes font face à des difficultés telles que les préjugés raciaux ou ethniques, la vraie solution n’est pas la tolérance envers ce qu’ils détestent, mais de changer l’attitude de haine et de mépris envers ces personnes, à cause de leur apparence ou de leur origine différentes.  Il faut faire disparaître automatiquement les sentiments de désapprobation, de conflit et de déplaisir et adopter une attitude tolérante. C’est la meilleure attitude à garder. La tolérance est  une vertu sur le plan éthique, c’est un choix judicieux par rapport à la violence journalière pratiquée dans certaines contrées de la planète. Les conflits sont tributaires d’un certain nombre de respects que nous devrions avoir envers nos prochains. Par exemple, de nos jours, la tolérance religieuse est acceptée en Amérique du Nord et en Europe. Cependant, cette tolérance a surgi suite à beaucoup de guerres de religion entre les continents et les pays. Par contre, il y a encore des régions dans le monde où les conflits religieux font rage.

3.1 La position de l’Etat en général

Au niveau étatique, la tolérance entraîne que l’Etat n’adhère pas à un groupe particulier au détriment de l’autre, mais il doit reconnaître les droits, les devoirs et les avantages de tout un chacun, sans préférence aucune. Même si les gens sont opposés à la politique de l’Etat, la reconnaissance de leurs droits juridiques et politiques, c’est-à-dire, le droit de voter, de travailler, de bénéficier des biens publics, le droit à l’éducation, la sécurité, la protection civile conférée par le système judiciaire, l’accès aux soins de santé et des services publics et la liberté religieuse et d’expression, sont les apanages de l’Etat au profit de ces gens. Et, ceci, sans parti pris. Par exemple, dans quel que soit le modèle de l’Etat, il serait inconcevable de constater que des  conditions religieuses seraient exigées par les usagers de l’Etat pour occuper des emplois publics. Or, toute société juste et tolérante doit protéger la liberté d’expression, Scanlon, (2016).  Le fait que l’Etat soutient la démocratie dans les institutions ne veut pas dire pour autant qu’il  y a de libertinage, mais le respect des institutions. Dans le cas contraire, la justice intervient pour faire respecter l’ordre établi.  Pour étendre les objectifs démocratiques et de tolérance institutionnelle de l’Etat à tous les citoyens, il a pour devoir de les divulguer à travers des fora publics, l’utilisation des réseaux sociaux, etc., afin de rendre les pratiques acceptables et universelles à tout le monde.

C’est là que l’expression égalité a tout son sens et entraîne ainsi la tolérance entre les personnes dans les sociétés.  Il faut dire qu’en ce sens, une telle tolérance  n’est pas facile à accepter. ­ Elle est risquée et comporte certaines phobies au niveau de la société. Donc, ce qui la rend quasiment impossible à réaliser non seulement dans les attitudes gens, mais aussi dans la société tout entière. Par exemple, les désaccords entre les gens d’une même société peuvent influencer l’évolution de cette société, surtout dans les messages religieux, informatifs qui circulent à l’intérieur de cette société, même si la règlementation de la liberté d’expression est de rigueur dans cette société, la violence corporelle, verbale et psychologique peuvent avoir le dessus et deviennent la norme sur la loi, donc l’intolérance sociétale. L’Etat, pour garder intactes les lois promulguées sur la tolérance, doit être vigilant en faisant appliquer ces lois afin de ramener tout le monde à l’ordre. Par exemple, dans certains pays dont Haïti, il n’est pas facile pour certains groupes sociaux d’évoluer démocratiquement dans la société.  C’est ce que Thomas M. Scanlon, (2016) appelle  le moralisme juridique qui est un cas d’intolérance quand il utilise la loi pénale pour refuser aux LGBT le droit de participer à la politique active de la société.

Or, dans une société où l’on respecte les droits et libertés des personnes, la meilleure attitude à adopter par une personne tolérante est de dire entre les membres d’une même société, il peut y avoir des désaccords sur les modes de vie en société, mais tout le monde a le droit d’être protégé par la loi, sans une attitude de deux poids, deux mesures. C’est ce que les intolérants contestent, même dans la plupart des pays industrialisés. Nous pouvons citer en exemple, les Turcs en Allemagne, les musulmans en Inde, ou les homosexuels dans certaines parties des États-Unis qui sont un pays favorable à la diversité, ­sont relativement exclus dans la société.  Dans ce cas, pour éviter l’intolérance et les conflits intempestifs, il faut faire primer le respect mutuel sur les désaccords afin de trouver un modus vivendi dans la société. S’il n’y a pas de mutualisation dans la reconnaissance d’une appartenance commune, il y aura toujours des conflits et de l’intolérance. Ce qui caractérise l’intolérance dans les sociétés, c’est que les gens cherchent toujours à imposer aux autres leur mode de vie qui, ne  se révèlent pas souvent correct (et un telcomportement n’est pas correct). Donc, il y a un refus naturel ou systématique d’accepter ce qui est imposé par l’un ou l’autre des groupes d’où la source de certains conflits et de l’exclusion. D’un autre côté, il n’est pas facile d’éviter l’intolérance des adversaires, cependant il faut penser à l’accommodement.

3.2 La coexistence, la tolérance sur le plan Culturel et éthique

Les problèmes qui découlent du cadrage des conflits et des interactions entre les hommes doivent être résolus par la tolérance, la cohabitation et la gestion des impacts négatifs directs sur les impacts indirects et les aspects positifs de la vie de l’Homme. La coexistence peut être étudiée sous l’angle de l’autoréflexivité de la rigueur éthique, et les contraintes culturelles entre les hommes.

La tolérance peut être considérée comme une vertu sociale qui favorise le «savoir-vivre-ensemble». Pour le «savoir-vivre», elle est une vertu centrale aux règles du civisme, de la politesse et de la courtoisie. Erving Goffman considérait qu’une juste tolérance est de mise dans les interactions sociales pour ne pas faire perdre la face à ses interlocuteurs, par rapport à l’intolérance qui est liberticide et sociocide. D’un point de vue éthique, la tolérance touche des enjeux de liberté d’expression, de confiance mutuelle, de créativité et de vitalité sociale. Dans la coexistence entre les hommes, il y a des risques, c’est fort de tout cela qu’intervient la tolérance et le moyen de gérer les risques et conflits, puisqu’ils sont dans une situation de mixité.

En effet, la mixité peut se définir comme la coexistence des différences et les politiques de mixité comme des moyens d’organiser cette coexistence. Or, les différences sont légion : genre, sexe, couleur, milieu social, revenus, nationalité… Baudiment, (2019). Au fur et à mesure que le monde évolue, les modes de gestion traditionnelle de différence deviennent de plus en plus dépassées. Par exemple, la perception des femmes dans l’économie, la politique et dans les métiers réclamant beaucoup d’énergies physiques, l’ostracisme envers les Noirs ou les homosexuels (LGBT). L’ignorance et les dogmes qui les légitimaient ont fondu au soleil de la science. Plus la différenciation dans les rapports sociaux s’agrandit, plus les barrières sociales s’érigent dans les revenus, les classes sociales, l’éducation, etc. La mixité, comme nouveau paradigme de solution, est imposée en vue de résoudre les problèmes d’inégalité de traitement homme-femme, blancs-colorés, immigrants-pays d’accueil, citadins-ruraux, etc., qui empêchent l’évolution concrète de la mondialisation sur le plan socio-économique et politique, drainé par la connaissance et l’éducation. Le bien-fondé de la mixité est le changement des perspectives, suivant trois principes fondamentaux, Baudiment, (2019), à savoir :

  1. l’identité du genre humain : il n’existe aucune race, aucune supériorité fonctionnelle quelconque au sein de notre espèce biologiquement homogène
  • la contextualisation de la normalité : il est « normal » d’avoir une peau noire sous un soleil tropical, blanche si sous-exposée ; normal d’être bisexuel dans la Grèce antique ; normal d’avoir plus d’enfants lorsque l’on a faim ; la normalité, relative, ne peut donc être discriminante.
  • l’unicité de la personne, c’est-à-dire l’individualité biologique et psychologique de chaque être humain, un assemblage unique, reproductible.

3.3 Les conflits en tant que paradigme sociologique

Quant aux conflits, ils font partie de la vie des hommes en société. La coexistence ne présuppose pas l’absence de conflits. Ils peuvent être un catalyseur de changement positif Madden et McQuinn, (2015). Les conflits peuvent être engendrés par les facteurs socio-culturels, ainsi que les normes et les attitudes envers l’un et l’autre. Les hommes, ainsi que les autres espèces sont persécutés, redoutés, vénérés ou protégés pour des raisons esthétiques, éthiques, symboliques et spirituelles, culturelles, sociales, économiques etc., en d’autres termes, pour des raisons utilitaires, Macdonald et al, (2010) ; Athreya et al, (2018). Les conflits peuvent découler d’un choc culturel de part et d’autre. Que pouvons-nous dire du choc culturel ?

Le « choc culturel » est un mécanisme personnel, subjectif et objet de l’idiosyncrasie personnelle, Raja (2008). C’est le processus anodin par lequel tout un chacun découvre, étonné ou intrigué.  Il est important pour la personne qui en subit de comprendre qu’au-delà des chocs négatifs, le choc culturel peut drainer avec lui des valeurs positives telles que :  la tolérance, la modération, l’adaptation, la flexibilité mentale, l’ouverture d’esprit, l’enrichissement discursif, l’éducation de soi et le renouvellement personnel, la remise en cause des préjugés et des stéréotypes collectifs hérités, l’autocritique et la relativisation de l’ethnocentrisme, la prise en compte des autres points de vue et perspectives culturelles, l’émerveillement artistique et esthétique, l’innovation intellectuelle et la sortie hors du conventionnel, etc. Le choc culturel s’assimile à un « eurêka culturel » : « j’ai trouvé », Raja (2008), si la personne fait un dépassement de soi pour comprendre la réalité sociale dans laquelle elle vit. 

Par ailleurs, la mondialisation draine avec elle les technologies de l’information et de la communication, ce sont des outils privilégiés de choc culturel, mais quand la personne le vit sur le terrain, quelques fois le choc culturel devient beaucoup frustrant, jusqu’à l’accommodement de la personne concernée. Ce que les  ethnologues et anthropologues appellent l’acculturation. Car le choc culturel de migration aboutit toujours à la victoire d’une culture, généralement celle du pays d’accueil sur l’autre. Il y a une adaptation de la personne dans les domaines suivants : folklore, nostalgie, musée personnel, cuisine, musique, religion, us et coutumes etc.  Par contre, certains ethnologues tels que Bruckner, (2002) disent que les gens des pays du Sud sont animés d’un complexe de culpabilité postcoloniale, lorsque l’acculturation pousse des personnes originaires des pays en développement à adopter, sans grandes réserves, pour modèles politiques et culturels, la culture des pays du Nord. Par conséquent,  si le choc culturel est constructif, le choc des cultures est destructif. Le premier est inclusif et pédagogique, le second est exclusif et antagonique. Raja, (2008). Le choc culturel agit dans le synchronique, c’est-à-dire dans le présent et il prend en compte toutes les cultures contemporaines ; tandis que le choc des cultures agit dans le diachronique, en d’autres termes, l’héritage du passé détermine étroitement les cultures, placées sur des orbites divergentes. Le choc des cultures tolère le racisme, le colonialisme,  l’intégrisme, le fondamentalisme, l’arrogance et le mépris des peuples, de leur culture ou de leur sacré, le choc des cultures raisonne en clivages tranchés : bloc contre bloc, au nom des déterminationsprimordiales (principes des liens de parenté, ethnie, langue, religion, territoire, etc. Raja, (2008).

Les théories du choc culturel et du choc des cultures sont opposées sur le plan psycho-personnel dans un cadre historique et géopolitique. Le choc culturel est positif, inclusif, personnel, complexe, pédagogique et progressif, tandis que le choc des cultures est négatif, exclusif, collectif, réducteur, antagonique et régressif. Le premier induit le processus de relativisation de soi et de découverte de l’autre selon une mémoire « vive » et  le second implique la consolidation de ses données propres et la fermeture aux influences extérieures selon une mémoire « morte », Raja, (2008). En effet, l’aspect sémantique des deux concepts nous fait comprendre qu’ils sont quelque part différents. Par exemple, le terme « culture » est employé sous forme adjectivale dans « choc culturel » et sous forme substantive dans « choc des cultures », Huntington (2000). 

Notre réflexion et analyse sont basées sur les paradigmes  méthodologiques suivants :

4 Défis méthodologiques

La méthode socio-ethnographique qui est une méthodologie qualitative, est le socle sur lequel est assise notre analyse.  Elle opte pour la réalisation des études descriptives et analytiques dans une perspective qualitative des traditions, us, coutumes et mœurs de populations déterminées. Dans ce cas, elle réalise la collecte des données ou informations dans un système complexe pour comprendre la dynamique autour des objets, Diop, (2018). Clifford Geertz, en 1998, conçoit l’ethnographie comme une technique permettant de lire la culture comme un texte, tandis que Mauss, en 1926, parle de la méthode ethnographique comme étant une méthode d’enquête basée sur la compréhension d’un corps étranger au chercheur. Nous disons également avec Cléret, (2011), que l’ethnographie représente une méthode permettant de rendre compte de faits sociaux en mettant en place une « étude complète des phénomènes, et non pas à une recherche du sensationnel, de l’original, encore moins de l’amusant et du bizarre », Malinowski, (1963, p. 68). C’est en ce sens que l’ethnographie a été investie pour comprendre des cultures éloignées, puis des phénomènes de consommation, particulièrement celui de la tolérance et de la coexistence entre les peuples.

Dans le but de comprendre la pertinence de l’étude sur la tolérance dans la coexistence humaine, tout en faisant appel à la transparence et l’éthique, nous devrions être prudents, car les problèmes d’ethnicité, de genre, de statut socio-économique et de relations de pouvoir qui façonnent la nature des interactions entre les hommes sont complexes, Chattopadhyay, (2013). Les concepts très sensibles à définir tels que : les croyances, par exemple, les croyances religieuses, l’identité de genre, l’orientation sexuelle, la richesse et l’accès aux ressources vont être mis en exergue afin de bien cerner le sujet. Les jugements de valeurs ne seront pas de mise. Nous allons être moins critique, mais plutôt analytique dans notre réflexion, Chattopadhyay (2013) ; Smith, (2016). L’étude de la coexistence nécessite une recherche pointue, il nous faut une volonté et une capacité d’écouter attentivement et d’apprendre des autres. Il faut dire que nous allons également utiliser des documents, des articles scientifiques. De manière éthique, nous allons faire en sorte qu’il n’y ait aucun préjudice dans notre analyse, afin d’éviter des  préjugés prédéterminés et des idées préconçues relatées dans les rapports sociaux.

5 Aspects sociologiques des relations sociales et des conflits migratoires

5.1 Les rapports sociaux

Le rapport social est un conflit qui construit deux groupes sociaux, Danièle, (2012). C’est une division sociale inégalitaire macrosociologique. C’est aussi une approche «conflictualiste » du social qu’il faut étudier à partir des conflits entre les groupes sociaux, les structures sociales inégalitaires. Tandis que la relation sociale est une interaction entre individus sur le plan  microsociologique. Fort de tout cela, elle crée des liens interpersonnels entre les individus et leurs relations subjectives affectives. Parler des rapports sociaux qui soutiennent les bases des sociétés, c’est parler des rapports suivants : rapport capital-travail, rapport étatique, rapport de genre, rapport marchand, rapport coopératif, rapport religieux, rapport domestique, etc. Freyssinet, (2015) qui contrôlent quasiment toutes les activités humaines. Très souvent, pour catégoriser ces rapports sociaux, il faut les associer aux aspects économiques, politiques, idéologiques, symboliques du pays ou de la société.  Les rapports sociaux sont souventes fois réduits à des activités de vivre ensemble. Les rapports sociaux sont perçus suivant quatre paradigmes : 1) nul rapport social ne peut être fondé sur une quelconque nécessité vitale par nature. Un « constituant de la vie » ne devient « condition de la vie », il ne peut être perçu, de manière isolée et pensé comme tel. 2) l’emploi de la notion de rapport social est l’idéal pour surmonter les contradictions conceptuelles mentionnées et pour rendre compte de résultats de recherche dérangeants. 3) un rapport social n’est pas une relation sociale limitée et localisée, régie par des règles plus ou moins institutionnalisées entre les individus concernés. Un rapport social peut être « totalement social » lorsqu’il n’a pas d’autre support que lui-même, c’est-à-dire les « nécessités » matérielles ou immatérielles inventées pour pouvoir y répondre.  4) il peut totaliser, « hégémoniser », homogénéiser des sociétés entières. Un rapport social surgit du fait des contradictions de plus en plus difficiles à surmonter le rapport hégémonique qui le précède et à partir des moyens intellectuels et pratiques que ce dernier laisse aux acteurs. Freyssenet, (2015)

Donc, pour s’imposer comme rapport social au milieu des migrants, il faut que les acteurs de cette société soient en mesure de s’emparer moins le phénomène migratoire et la coexistence humaine comme étant des faits sociaux de la vie, afin d’en faire une condition de vie, régie par un autre rapport social. Le phénomène migratoire  engendre des  rapports sociaux qui rentrent dans une logique de reproduction. Cependant, il n’est pas inamovible, il a un début, mais nous ne sommes pas trop sûrs et convaincus que ce phénomène aura une fin. Sur le plan sociologique, les relations sociales et les rapports sociaux doivent être compris à travers les points suivants :

a) les stratégies collectives des groupes sociaux dominants pour imposer leur domination

b) la reproduction dans les relations sociales des rapports sociaux inégalitaires

c) la manière dont, les relations interindividuelles, les rapports sociaux sont subvertis : soit par coopération, soit par conflit

d) les stratégies collectives de résistance et de tolérance des groupes sociaux dominés aux groupes sociaux dominants

5.2 La tolérance comme construit collectif

Selon le philosophe Roger Pol-Droit, la tolérance est un construit collectif entre les humains. Elle découle d’une éducation et d’une certaine pratique sociale. La notion tolérance est souvent mal comprise, parce qu’elle est trop simple, proche de la gentillesse. Il ne suffit pas de laisser faire pour la mettre en pratique. Les personnes sceptiques sont plus faciles d’être tolérantes que celles qui croient qu’elles ont le monopole de la vérité absolue. La cohabitation entre la  vérité et la tolérance est hautement difficile.  Le hic se trouve entre le non-agir, c’est-à-dire,  laisser les autres exister, sans leur faire plaisir ni les éviter et agir, travailler sur soi-même, mener ses combats. La tolérance est comprise sous plusieurs angles. Les quatre principaux, par ordre d’intensité décroissante, sont: la tolérance chaleureuse, accueillante, indifférente et la résignation, Walzer, (1999). Par contre, aucun pays, ni aucune culture ne peuvent tolérer la criminalité d’où qu’elle vienne. Cependant, les déplacés sont vulnérables sur le plan psychologique, c’est à cause de cette vulnérabilité que la migration a des effets psychologiques sur toutes leurs activités.

5.3 La tolérance et son effet psychologique

  Si nous regardons en profondeur la psychologie de la personne déplacée, après un certain temps passé à l’extérieur de son pays, le choc culturel révolutionne et subvertit son moi intérieur en inculquant à la personne les opérations mentales de comparaison, d’identification, d’évaluation, de relativisation, qui sont des facteurs indispensables dans la modernité globale. Ce qui fait dire par Raja C. (2008),  que les cultures se polissent les unes les autres comme les galets sur la grève et cette opération porte le nom de choc culturel. Voilà pourquoi les pays multiculturels comme le Canada, les Etats-Unis d’Amérique, pour ne citer que ceux-là, expérimentent quotidiennement des chocs culturels par l’interaction avec des compatriotes d’autres communautés. Par contre, la personne déplacée, après quelques années, à son retour dans son pays natal, subit des chocs de retour comme au premier jour où elle avait immigré dans un autre pays. C’est ce que certains anthropologues appellent le choc de retour qui est l’inverse du choc culturel. La personne le subit à son retour à la maison, au bercail. Après plusieurs années passées à l’extérieur de son pays, à son retour, le constat psychologique est le plus souvent désolant. La société a changé, les personnes ne sont plus les mêmes. A l’opposé, elle constate aussi que son quotidien inchangé, les amis et les membres de la famille occupent les mêmes emplois, les commerces locaux sont toujours les mêmes, etc., ce qui engendre chez elle un sentiment de désespoir, comme si le voyage n’avait été qu’un rêve brutalement terminé, à la fois très vif et lointain. Elle peut avoir aussi un sentiment de bonheur, de supériorité par rapport aux gens de son pays natal ou de frustration, par conséquent, que ce soit dans le pays hôte ou son pays natal, elle doit s’ajuster pour vivre comme à la coutumée. Elle doit s’adapter à ce que représente la réalité quotidienne. C’est là le dilemme sociologique de la coexistence humaine.

 

5.4 Le contexte socioreligieux de la coexistence

La coexistence sociale ne date pas d’hier. Elle était étudiée surtout sur le plan religieux et très prisée dans le monde de la théologie des religions. Elle est tributaire des relations religieuses entre les hommes qui sont assoiffés de donner du sens à leur existence. Dans les religions, les codes d’éthique, les prières, et les rituels sont mis en place dans un contexte socio-politique.  Le fait que chaque groupe religieux cherche à se valoriser comme le meilleur, c’est de là que commencent les conflits religieux. Plus les religions sont diverses dans une société, plus la tendance à l’exclusivité peut rendre leur cohabitation difficile, Bosset, (1995). L’histoire nous raconte que les relations religieuses du christianisme et les autres dénominations religieuses n’étaient jamais faciles et engendrent jusqu’à aujourd’hui des conflits non définitivement résolus  à travers les âges, Dupuis, (2002). Ces conflits sont dus particulièrement à des complexes de supériorité, fanatisme, des jugements de valeurs entre les religions, particulièrement entre le christianisme et les autres.   La complexité des relations entre les religions, que ce soit dans les pays industrialisés, en voie de développement ou pays pauvres est semblable. Les bagarres idéologiques entre les regroupements religieux conduisent souvent à des cas d’intolérance extrême, même si la justice est forte dans les pays riches, ceci n’empêche qu’il y a des chrétiens qui veulent apporter la « civilisation » aux autres pays et considèrent d’autres religions comme étant des « barbares ». Dans un même pays ou ailleurs, la coexistence est très délicate parce que les confrontations de jour en jour se font sentir, que ce soit ouvertement ou sous d’autres formes.

En fait, il faut dire que la coexistence, la cohabitation et la tolérance sont très difficiles à surmonter, à accepter par l’homme en général, même au niveau de leurs relations avec les espèces animales. Les perturbations humaines entraînent le déclin de nombreuses espèces, à la fois directement et indirectement. Néanmoins, certaines espèces se débrouillent particulièrement bien autour des humains. Un mécanisme qui peut expliquer que la coexistence est le degré qu’une espèce tolère les perturbations humaines. Ici, nous fournissons une méta-analyse complète des  relations entre les hommes et les autres espèces. Par exemple, les oiseaux urbanisés sont plus tolérants que les populations rurales ou suburbaines. L’abatage des arbres, la chasse etc. sont autant de causes de la perturbation des oiseaux et d’autres espèces par l’homme.  En d’autres termes, le problème de coexistence et les relations existant entre les espèces sont dominés par l’homme, l’animal doué de raison par excellence, mais c’est l’espèce la plus maniaque dans son adaptation à la vie communautaire. Ce qui nous permet de conclure de la manière suivante :

6 Conclusion

            De tout ce qui précède, il importe de dire qu’il y a différentes formes de coexistence. Les plus usitées sont : la surcharge informationnelle, la barrière linguistique, le fossé des générations (en), le fossé technologique (en) et le mal du pays3. Il n’y a pas de moyen de prévenir complètement le choc culturel et surtout comprendre la coexistence, dans la mesure où des individus différents réagissent différemment aux contrastes culturels4. La coexistence fait appel à « une espèce de stress et de désorientation vécue par la personne devant apprendre à vivre dans une nouvelle culture», Kalervo, (1960). C’est une personne qui est en passe d’être déboussolée, soit en immigrant dans un autre pays, au contact d’un autre environnement dans lequel il doit s’adapter rapidement sur le plan socio-culturel. Ce qui entraîne des malaises psychologiques et physiques, Winter, (2019). Le nouveau venu, va devoir changer d’habitude de s’habiller, de se nourrir, de se comporter en société hors de sa culture. En fait, « C’est beaucoup de changements sur le plan socio-psychologique. Toutes ses habitudes sont bouleversées », Smith et Khawaja, (2011). Pour amortir le problème de la coexistence humaine, il faut que :

  1. Que les pays industrialisés ou pays hôtes, fassent une campagne linguistique en ligne, ainsi que sur leur train de vie culturelle. Par exemple, ce qui est permis et interdit dans la culture hôte. Par exemple, en Haïti, on ne doit pas boire de l’eau qui coule dans les robinets des hôtels, elle est utilisée pour l’usage externe, ni on ne doit pas être trop bavard en mangeant. Et, ceci, dans toutes les langues afin de préparer les futurs migrants à intégrer leur culture, dès que la personne a l’intention de laisser son pays pour s’y établir ; car la langue est le premier élément culturel à maitriser, si on veut se tolérer et se faire comprendre l’un l’autre.
  2. Une campagne doit être également menée sur le système politique du pays hôte et sur le système administratif de la fonction publique de ce pays, afin d’éviter tout grogne par rapport aux sanctions prévues, soit pour des retards de paiement des factures, soit pour les redevances envers l’État du pays. C’est à l’immigrant de s’adapter à la culture du pays, pas aux nationaux de faire le contraire.
  3. Tous les éléments culturels fondamentaux du pays hôte doivent être compris et appliqués sans nier ni rejeter les éléments culturels de l’immigrant.
  4. L’immigrant doit se renseigner, lorsqu’il est indécis sur une décision à prendre sur quelque chose. Il doit participer aux activités de groupe, des clubs étudiants, travailleurs,  des activités sportives ou autres.
  5. L’immigrant ne doit pas surtout se précipiter pour s’adapter, c’est un apprentissage rythmique qui demande du temps et de la compréhension.

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