Paroles de jeune : Et si le secteur protestant était victime de son manque d’engagement

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Mercredi 27 octobre 2021 ((rezonodwes.com))–

Définitivement, le secteur protestant devient la proie des kidnappeurs.  Récemment, un diacre a été tué devant la Première Église Baptiste de Port-au-Prince sise à la rue réunion et sa femme kidnappée . Huit jours plus tard (le 3 octobre 2021), le pasteur Jean-Pierre Ferrer Michel a été enlevé devant son église, « Jesus Center », sise à Delmas 29.

Des missionnaires de Christian Aid Ministries ont été la proie du Gang 400 mawozo et une rançon de USD 17.000.000.00 $ a été réclamée par les ravisseurs. On ne saurait oublier le premier cas qui a ouvert la vanne de l’insécurité à travers les Églises protestantes en Haïti. Dans une église adventiste un pasteur et plusieurs de ses fidèles ont été enlevés en plein service d’adoration à Fontamara.

A rappeler que depuis son introduction au sud d’Haïti, Les Cayes,  le 16 juillet 1816, par Etienne de Grellet avec son compagnon John Hancock, à l’initiative de la Société des Amis, le protestantisme ne s’est jamais senti en aussi intense insécurité. 

Au cours des années 1990 et au début des années 2000, les gangs n’étaient pas aussi nombreux dans la Région Métropolitaine de Port-au-Prince et n’attaquaient pas les lieux de culte. Sous la gouvernance de René Garcia Préval entre 2006 et 2010, le pays connaissait un calme apparent, à la suite de la chasse déclarée aux chefs de Gangs. Depuis l’arrivée du régime « rose » au pouvoir ( 2010 à aujourd’hui), l’exclusion, la pauvreté, la mauvaise gouvernance et la démission des familles ont réactivé le banditisme dans les quartiers précaires de la capitale d’Haïti.

Pour mémoire, en 2011 , Michel Martelly en devenant président de la république et sous l’acclamation de plusieurs secteurs clés de vie nationale a mis sous les projecteurs les « bandits légaux ».

Plusieurs pasteurs du secteur protestant en supportant la démarche de l’homme à la jupe et au Tanga rose par le don de leurs espaces pour faire la promotion d’une nouvelle Haïti axée sur les dérives sociales, l’irrespect et la fronde sociale ont sonné le glas des interdits socio-religieux. Le sacré, aujourd’hui, a perdu tout son sens et les lieux de culte et leurs adeptes sont attaqués, particulièrement, l’Eglise protestante.

Nous sommes responsables de nos choix donc de nos heurs et malheurs. Pour preuve, referons-nous au livre sacré, la Sainte Bible. Plusieurs de ses versets décrivent, sans équivoque, le type de leader que le peuple de Dieu doit choisir : « Un homme ayant la crainte de Dieu (Psaume 111: 10) , un homme qui fait de la parole sacrée son boussole ( Josué 1:8), un homme conscient de sa responsabilité envers sa génération ( Acte 11: 36) ».

Donc , contrairement à la position qui fait croire que le chrétien ne doit pas participer dans la construction de sa cité, il est un devoir pour le chrétien de se mettre à l’écoute de Dieu dans le choix de son Président et de son genre de vie.

Quand les droits ont le pouvoir, le peuple se réjouit , mais lorsque les immoraux ont le pouvoir , le peuple s’attriste. ( Proverbe 29 : 3). Ce verset peu utilisé dans les prédications reste une mise en garde importante dans le choix des dirigeants. Dans le cas d’espèce qui nous concerne, ces pasteurs ont choisi de l’ignorer en s’associant avec des moqueurs qui prendront plaisir à détruire l’Etat en dilapidant les fonds du CIRH, de Petrocaribe etc… et en construisant un avenir de luxure et sombre à la jeunesse haïtienne. 

L’insécurité qui sévit actuellement en Haïti et qui cible surtout les chrétiens et les leaders de nos congrégations n’est-elle pas la conséquence de nos choix? Et si Dieu nous  éprouvait afin que nous puissions nous repentir de nos mauvaises voies ?

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