Opération «fèmen peyi»: Port-au-Prince et des villes haïtiennes embrasées par la contestation populaire

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Les rumeurs à propos des 50 millions de Gourdes exigées par le nommé chef de gang «Micanord» affilié à la coalition «G-9 an fanmi» pour ne pas entraver les opérations de chargement dans le Terminal Varreux, à Cité-Soleil, semblent avoir été justifiées. Les camions-citernes peinent encore à s’approvisionner, selon des opérateurs.

Operasyon fèmen peyi, une œuvre d’André Michel passé aujourd’hui à l’autre bord de l’histoire (PHTK3).

Port-au-Prince, lundi 25 octobre 2021 ((rezonodwes.com))–Aucun renseignement n’a été tiré par le gouvernement de facto pour anticiper l’appel à la grève lancé la semaine dernière par des leaders syndicaux. La grève d’avertissement du 18 octobre pour interpeller les responsables sur la nécessité d’adresser la crise du carburant et l’insécurité n’a pas été prise en compte.

À Port-au-Prince, dès l’aube du lundi, des détonations ont résonné dans le conglomérat du Bas-Delmas, de Chancerelles, du Carrefour-Aéroport, de Delmas.

Des caïds de la Fédération «G-9 an fanmi» proches des Tèt Kale, ont dégainé leurs armes pour décourager toute initiative de reprise des activités socioéconomiques dans la zone. Le transport en commun, les activités scolaires, l’administration publique, le grand commerce ont été observés au ralenti. 

Certains axes routiers de Drouillard, de Canapé-Vert, de Delmas ont été fermés à la circulation automobile, pouvait-on observer.

Au Cap-Haïtien, des affrontements entre gangs armés et agents de l’ordre ont été signalés. Des sources locales font également état de plusieurs quartiers populaires dont Vertières, Sainte-Philomène en proie à des tensions. Entre-temps, la vie sociale a été fortement bouleversée dans la deuxième ville d’Haïti. Le transport public, les banques commerciales, les activités scolaires, entre autres ont été observés à l’arrêt. 

Panorama similaire constaté aux Gonaïves, où tout a été paralysé. Des images sur des réseaux sociaux montrent des rues bloquées, des portes des bureaux de l’État gardées fermées. Des résidents dénoncent le pouvoir de facto, incapable de juguler la crise, ont dressé des barricades sur la voie publique.

À Saint-Marc, des citoyens, remontés contre la pénurie de l’essence sur le marché, ont procédé à la fermeture de plusieurs administrations publiques. Il est à noter que la route nationale numéro 1 a été inaccessible aux usagers, informent des correspondants de la presse locale.

À Jacmel, des voies publiques ont été fermées à la circulation automobile et piétone. Des débris métalliques, des pneus enflammés, des carcasses de véhicules ont été installés sur la voie publique. Les manifestants, outrés contre l’indifférence du gouvernement face à la déterioration de la situation, ont exprimé leur ras-le-bol. 

L’appel à la grève lancé par des organisations syndicales et sociales a été largement suivi. Aux Cayes, des mouvements de contestation ont été organisés par des citoyens. L’entrée principale de la métropole du Sud a été paralysée par des mouvements isolés de blocage et des menaces. 

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

1 COMMENT

  1. Afin que nous sortons de cette crise, nous devons avoir une révolution totale. Nous la masse prolétaire devrait conscient de notre état, afin de stopper: l’État, la bourgeoisie malhonnête, et l’international dans l’augmentation de notre misère. Ils ont tous s’enrichit de notre misère. Je dis: en vérité, en vetérité quelques choses doivent changer dans le pays.

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