29 octobre 2026
Chili | Présidentielle : la campagne électorale s’ouvre, l’Assemblée constituante poursuit ses travaux
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Chili | Présidentielle : la campagne électorale s’ouvre, l’Assemblée constituante poursuit ses travaux

Le Chili ira aux urnes le 21 novembre prochain pour élire son nouveau président, en remplacement du droitiste Sebastián Piñera. Les Chiliens doivent également choisir leurs députés et une partie des sénateurs, le 21 novembre. Alors qu’une Assemblée constituante, élue au mois de mai, travaille à l’élaboration d’une nouvelle loi fondamentale, les Chiliens se trouvent de nouveau face au choix de modèle.

Vendredi 1er septembre 2021 ((rezonodwes.com))–

La campagne présidentielle chilienne a officiellement démarré le 22 septembre, avec le premier débat entre les candidats, dans un contexte marqué à la fois par une demande de renouveau politique et une forte indécision. Les électeurs doivent désigner le 21 novembre la ou le successeur du chahuté Sebastian Piñera (droite), qui ne peut pas se présenter de nouveau, en tant que chef d’Etat sortant.

Parmi les sept candidats en lice, la lutte se fera surtout entre le candidat de la droite, Sebastián Sichel, et l’ex-leader étudiant de 35 ans Gabriel Boric, le représentant de la coalition de gauche Apruebo Dignidad.

En tête des sondages, avec près de 20 % des intentions de votes selon l’institut Activa : Gabriel Boric, 35 ans, député de gauche et ancien leader des mouvements étudiants de 2011 réclamant une « éducation publique de qualité ». Le plus jeune prétendant à l’élection présidentielle de l’histoire chilienne a créé la surprise lors des primaires du mois de juillet en devançant le candidat attendu, un maire communiste du nord de la capitale.

Boric se fait l’écho des demandes portées par l’Assemblée constituante. Elue au mois de mai, cette assemblée a, elle aussi, suscité la surprise, avec une majorité de constituants indépendants et marqués à gauche, véhiculant les grandes exigences de l’historique mouvement social d’octobre 2019, en faveur des droits sociaux. Le regard que portera le futur président sur cette assemblée est ainsi une pièce maîtresse des discussions.

En deuxième place dans les sondages, la coalition de droite emmenée par Sebastián Sichel, avocat de 44 ans, crédité de près de 12 % d’intentions de vote. Candidat de la continuité, il s’efforce de mettre à distance la figure de Sebastián Piñera – il a été son ministre du développement social de 2019 à 2020 – dont l’image est profondément écorchée par la pandémie et la gestion du soulèvement social de 2019.

Il y a également la sénatrice Yasna Provoste, membre du Parti démocrate chrétien, qui se présente à la tête de la coalition de centre gauche Unidad constituyente, dont fait partie, entre autres, le traditionnel Parti socialiste chilien

Si le gagnant n’obtient pas la majorité de 50%, il y aura un second tour un mois plus tard. Bien sûr, il y a risque en la demeure, puisque la gauche n’a pas réussi à présenter un front uni comme au temps de Salvador Allende et de son Unidad popular. Mais on peut supposer qu’en cas de ballotage, la gauche fera le plein de votes, au-delà des divergences. La gauche au pouvoir au Chili redonnera beaucoup d’espoir aux laissés-pour-compte du néo-libéralisme et un réalignement des forces en Amérique latine.

Le Chili a connu au cours des deux dernières années d’intenses périodes de mobilisations sociales, qualifiées de véritables tremblements de terre à l’échelle 10, au terme desquelles les forces progressistes ont obtenu la tenue d’un référendum sur une nouvelle constitution devant remplacer celle du dictateur Pinochet, référendum gagné par ailleurs le 20 octobre 2020.

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