Le Forum virtuel du 18 septembre prochain actera définitivement le refus des ouvriers du secteur textile de continuer à percevoir un « salaire de misère » imposé par les patrons des compagnies de la sous-traitance en Haïti, selon un communiqué du Syndicat des ouvriers haïtiens pour la rénovation du secteur textile (SOHARST), que le journal a consulté.
Le SOHARST, scandalisé par les abus de toute sorte dont sont victimes les ouvriers du secteur textile, lance un appel à la solidarité internationale en vue de forcer les responsables (Patrons et l’État haïtien) à satisfaire les droits des travailleurs.
« En dépit du taux d’inflation de 20%, les patrons n’entendent pas améliorer les conditions de travail des ouvriers. Les ouvriers ne peuvent pas joindre les deux bouts en percevant quotidiennement 500 Gourdes », a dénoncé le SOHARST.
La note rendue publique, ce lundi, par le syndicat souligne également que les hôpitaux de référence affiliés à l’OFATMA renoncent à prendre en charge les ouvriers. Cette situation qui perdure depuis deux années, découle d’un problème lié à un déficit de budget.
Sur ces entrefaites, le SOHARST appelle à la solidarité internationale de toutes les entités œuvrant pour le respect des droits de l’homme dans le but de dénoncer les mauvais traitements infligés aux ouvriers.
Il est prévu le 18 septembre prochain à compter de 13 heures, un forum virtuel de solidarité et de souveraineté contre les violations pour lancer la campagne contre la répression antisyndicale et pour faire valoir le droit des ouvriers, a insisté Rolinx Altidor, coordonnateur général du SOHARST
Hervé Noel

