Le phénomène du banditisme atteint son apogée sous le silence complice des autorités du pays au mépris de tous les rapports des organismes des droits humains. Après avoir adressé ses prières au Secrétaire Général de l’OEA, le président de facto Jovenel Moïse a fait les mêmes requêtes au secrétaire général de l’ONU. L’objectif agité est le démantèlement des groupes armés qu’il a lui-même protégés depuis ces dernières années
Mardi 16 mars 2021 ((rezonodwes.com))– Après avoir sollicité un »fort appui » technique de l’Organisation des États Américains sur la sécurité en Haïti, le président de facto, Jovenel Moïse s’est entretenu sur ce même dossier avec le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres.
Jovenel Moïse a demandé au numéro 1 de l’ONU, le diplomate Antonio Gutteres, un support technique pour renforcer la capacité de la Police Nationale d’Haïti dans la lutte contre le banditisme et assurer une réduction de la pauvreté en Haïti.
»J’ai eu, ce mardi 16 mars, un entretien avec le SG de l’ONU @antonioguterres. J’ai sollicité de l’ONU un appui technique et logistique pour la PNH, afin de combattre le banditisme en Haïti et renforcer le programme de réduction de la pauvreté », a tweeté Jovenel Moïse.
Dans un second tweet, le président de facto a tenté de ressusciter le dialogue national qu’il a lui-même enterré après l’avoir lancé en grandes pompes.
»Au cours dudit entretien le SG @antonioguterres et moi avons évoqué le dossier du dialogue national interhaitien. Je reste convaincu qu’à travers ce dialogue nous parviendrons à résorber la crise actuelle et bâtir ensemble une Haïti plus juste, solidaire et prospère », a publié Moïse.
L’opération policière à Village de Dieu a semble-t-il atteint son objectif pour Jovenel Moïse qui l’utilise pour arriver à ses fins en réclamant à cor et à cri un support extérieur pour lui permettre de rester au pouvoir jusqu’en 2022, de se débarrasser du corset gêant de la constitution de 1987 et de réaliser une »passe courte » à d’autres membres de sa petite clique.
Pascal Fleuristil
pfleuristil@yahoo.fr

