
Les nerfs sont chauffés à blanc. Les frustrés, zombifiés, maltraités, bafoués, laissés pour comptes et traités en professionnels pauvres sont montés au créneau pour exprimer avec ardeur les torts dont ils sont l’objet depuis des décennies.
Samedi 22 février 2020 ((rezonodwes.com))– Membres d’une force légale, intelligente et stratégique, nos valeureux policiers et policières sont les véritables gardiens de la paix dans la Cité. N’étaient l’expertise et la détermination de ces braves soldats, le pays aurait été déjà réduit en cendre. Les infiltrations, les missions criminelles, les jeux viciés et les cartes déloyales planifiés sous l’égide des animaux politiques qui ne peuvent respirer que l’oxygène procuré par la bulle officielle, sont les principaux facteurs responsables de la dégénérescence et des psychoses de peur bleue générées au sein des familles haïtiennes. En l’absence d’un professionnalisme imperturbable des policiers, des ministres, chefs d’Etat, parlementaires et directeurs généraux auraient rendu l’âme chaque jour en raison de leur myopie à distribuer des kalachnikovs dans la Cité qui tournent aujourd’hui au vinaigre, contre eux.
Dans les embuscades à Martissant, les barricades murales, végétales et de pneus enflammées érigées sur les routes nationales, à la Capitale et en province, des policiers et policières se sont donnés en holocaustes, comme des boucliers humains, pour sauver des vies officielles.
Au cours des missions aux enfers dans les ghettos, au Village du Diable, au Bélair, à Grand’ Ravine, au Nord et au Sud, ils sont nombreux à récolter des paralysies physiques et mentales quand ils avaient eu la chance du moindre mal de ne pas y laisser leur peau. Pourtant, ils restent fermes, avec leurs armes de poing, leurs casques non-antibalistiques, les per diem insignifiants et de faibles munitions face aux mitraillettes des bandits locaux et des mercenaires-snipers de l’International, à la solde de ce régime cupide et sanguinaire. Doté d’un effectif inadéquat, ce noble corps est sous-équipé et sous-rémunéré en contrepartie de la qualité de son travail et des risques qu’encourent ses membres. Ces hommes et femmes bien formés académiquement et professionnellement interpellent leurs matières grises pour détourner de nombreuses missions génocidaires planifiées dans l’ombre par des autorités officielles dans l’optique égocentrique d’assurer quelques jours supplémentaires sur des chaises bourrées qu’ils ont badigeonnées de matières répugnantes.
Quand la PNH argumente pour brandir un NON à un carnaval-kidnapping
« Prévenir vaut mieux que guérir ». Par leur intelligence et leurs capacités de prédictions, les professionnels de la sécurité s’inquiètent de la paix et de la vie de leurs cousins, amis, parents, sœurs et frères consanguins qui se jetteraient à cette boucherie infernale dans un carnaval hostile qu’ils qualifient à juste titre de carnaval-kidnappings. Ils alertent les dirigeants, les maires, les ministres, les Lapin, les rats, les loups, les lions et les tigres à éviter un carnage dans ce contexte délétère qui ne s’y prête pas à la fête.
De surcroit, une palanquée d’organisations de protection de l’enfance et de droit de l’homme interpellent l’esprit de solidarité, de charité et d’amour des autorités face au drame de Fermathe où plus de quinze âmes humaines, notamment des enfants, sont parties en fumées. Ils demandent de cesser ce programme de carnaval insensible et inhumain en signe de solidarité avec les familles éplorées. Les officiels indignes font la sourde oreille et continuent de se saouler dans du barbancourt et du bakara et sollicitent des « gouyads » populaires au lieu de la méditation et des recueillements.
Mesdames messieurs nos policiers, nos frères et nos sœurs frustrés par les conditions de travail inhumaines ; foncez, défendez vos intérêts avec véhémence, dans la dialectique, l’ordre et la discipline ; personne ne le fera à votre place. Ne vous initiez pas au jeu de destruction que se délectent à jouer les bandits au pouvoir.
Ne brulez pas ; ne tuez pas ; n’hypothéquez pas les maigres ressources dont nous disposons. Les Lapins et les faux libérateurs cherchent des prétextes et des boucs émissaires pour mettre en œuvre leurs plans sinistres ; ne leur accordez pas cette opportunité.
La population est à votre côté. Utilisez l’arme de la dialectique ; mais non la dialectique des armes !
Vous avez dans ce corps des avocats, philosophes, poètes, écrivains, diplomates, économistes. Vous êtes à la hauteur pour vous défendre dans la persuasion. La population est fière de vous.
Un faux Moïse champion dans les bêtises accompagné d’un Lapin mené comme un machin !
Un duo pyromane explosif, deux dignitaires sans dignité entêtés dans des bêtises multiformes. Après le feu salvateur pour dire NON au carnaval risqué, le faux Moïse verse dans des bêtises, un orgueil chtonien et le Lapin qui administre les dossiers stratégiques de la nation, emboite le pas comme un véritable gamin pour mettre de l’huile sur le feu des frustrations et de la fureur justement exprimées par les policiers humiliés et martyrisés.
D’où vient cette stupidité d’un Lapin qui oserait se prendre comme un roi de la jungle pour en imposer ses lois. Aurait-il oublié ce qui arrivait à la grenouille qui voulait se faire aussi gros que le bœuf ? De concert avec les flagorneurs dans leur sillage, ils ont osé révoquer des courageux policiers dans une démarche justifiée et traiter des centaines d’autres comme des barbares et des terroristes parce qu’ils ont mis le feu dans des stands.
Les actes criminels d’un certain Barbecue au service du régime en place, n’ont pas été condamnés. Les défilés spectaculaires d’Arnel avec ses disciples au Champs de Mars assortis d’armes de grand calibre, les assassinats des marchandes à La Saline, les génocides à Carrefour-Feuille, au Bélair, au Village de Dieu et à Grand-Ravine perpétrés par les Ti-Je, Gro-Je, Nenkankan, Grovan et Ti-Lapli n’avaient pas secoué ces officiels insensibles. Par contre, le feu mis dans les stands pour accueillir les hostilités carnavalesques à la caverne du Champs de Mars les ont ravagés ces dans leurs moelles. Pour une fois, ces chefs minables expriment de « l’indignité ».
Les véritables fêtes nationales qui honorent nos héros ont été galvaudées. Vertières a été occulté à maintes reprises. La fête du drapeau a été profanée. N’était le jardin du Mupanah qui est à deux minutes de l’espace vital invivable du majorjon du Palais National, aucun souvenir officiel resterait du 18 mai 2019, du 18 novembre 2018 et 2019.
Puissè-je emprunter la dextérité artistiques de Manno Charlemagnes pour décerner « Yon Plòt Krache » à ces modèles de dirigeants sans valeurs, sans dimensions, sans science et sans conscience !
Dans leur opiniâtreté entêtée et leurs déraisons effrénées sur le chemin d’un chaos imminent, ces madigras siégeant à la Primature bicéphale et à la Maison Blanche maculée ne veulent entendre raisons. Ils foncent têtes baissées dans une caverne sans issue. Auraient-ils paraphé un certain contrat chtonien à honorer ? Il y a anguille sous roche.
Du haut de leurs blindés, il y a certitude que les victimes ne vont pas être répertoriées dans leurs camps imprégné de cupidité et d’indécence. Ces Lapins, Chèvres et faux-Moise seront plutôt des bourreaux dans cette jungle meurtrière qui s’apprêtent couler du champagne et festoyer sur les cadavres et les blessés.
Comme à la Rome Antique, « Ceux et celles qui vont mourir, se faire violer et kidnapper, honorent Moïse ! ».
Carly Dollin
carlydollin@gmail.com

