
Opération de charme d’un homme toujours en campagne électorale. Le président Jovenel Moise qui avait promis à tout Haïti de l’électricité 24/24 et récemment un gouvernement constitutionnel et fonctionnel avant la fin de l’année 2019, comme cadeau Tonton Nwèl, avec le même budget contesté 2017-2018 reconduit en deux occasions, promet de doubler le montant de la carte de débit des policiers…effectif, selon lui, dès le 1er mars.
Samedi 22 février 2020 ((rezonodwes.com))–Dans l’ordre de nouvelles promesses, le président Jovenel Moise, a annoncé samedi que les conditions de travail de la police vont s’améliorer, après cette semaine. « Ti kat’la » sera crédité de 10 000 gourdes – environ US$ 105 -, a promis le président sans toutefois définir la fréquence de renouvellement de ces frais. Avant l’annonce de cette éventuelle augmentation, des policiers se plaignaient de recevoir « parfois » ou tous les 3 et 6 mois, les 5 000 gourdes sou ti kat’la, sans carte d’assurance.
« Je tends la main à vous tous. L’heure est arrivée pour le sursaut national. Le lambi de la concorde, de l’Union qui fait la Force, a sonné« , a déclaré samedi le président Jovenel Moise, en présence du haut état-major de la police d’Haïti, qui avait pris, de façon musclée, la décision de mettre à l’écart cinq policiers se réclamant du SPNH (Syndicat Police Nationale d’Haïti).
Jovenel Moise, pour s’assurer du bon déroulement des 3 jours-gras de son carnaval cher à son mentor, Michel Martelly et sa merengue 2020 « Yo paka bare’m » voilant à peine « yon ti pas tou kout » pour encore 5 années de corruption, d’impunité et de misère », est intervenu en public quelque 24 heures avant l’expiration d’un ultimatum lancé par la base Fantôme 509, exigeant de meilleures conditions pour l’ensemble de policiers ne percevant qu’un salaire de misère de 19 000 gourdes (environ 190 dollars US/le mois).
La mise en place « des mécanismes permettant aux policiers de bénéficier du crédit immobilier à un taux très bas » s’est inscrite dans la foulée des annonces qui n’ont pas encore accouché l’hôpital promis aux policiers depuis 2017. « Le gouvernement a déjà mis des propriétés à la disposition des institutions en charge des bâtiments publics,en vue de commencer à exécuter des projets de logements pour les policiers« , a encore promis le président qui s’est retrouvé aujourd’hui comme étant le seul homme fort d’Haïti, sans parlement, sans budget, avec un système judiciaire décrié et à la tête du pays le plus corrompu de la région des Caraïbes, selon Transparency International.
Rappelons que jeudi dernier, une commission chargée d’analyser les principales revendications des officiers de police, a été formée et s’est attelée à la tache en rencontrant samedi matin les 5 principaux policiers SPNH, incluant Yanick Joseph, renvoyés des rangs de la PNH. Ce comité devrait évaluer les demandes de formation d’un syndicat pour représenter les policiers, ainsi que le retour dans les rangs des cinq agents expulsés et accusés de sédition.


