Les manifestants, rapporte i24 News Israël, ont cassé des pavés pour les lancer sur les forces de l’ordre. Les Libanais ont manifesté mardi contre le retard pris dans la formation d’un nouveau gouvernement et la grave crise économique minant le Liban, avec des heurts en soirée devant la Banque centrale entre police et manifestants.
les protestataires ont cassé les façades en verre de plusieurs banques, à Beyrouth
Mardi 14 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– Les Libanais ont manifesté mardi à travers le pays contre le retard pris dans la formation d’un nouveau gouvernement et la grave crise économique qui mine le Liban, au 90e jour d’un mouvement de contestation sans précédent.
En soirée, des policiers munis de matraques et de boucliers ont tiré des gaz lacrymogènes et chargé les centaines de manifestants rassemblés devant la Banque centrale, les contraignant à reculer après que certains ont tenté d’entrer sur l’esplanade bouclée devant le bâtiment.
Les contestataires ont cassé des pavés pour les lancer sur les forces de l’ordre, certains manifestants distribuant des oignons pour se protéger des gaz, selon la même source.
Ils ont également cassé les façades en verre de plusieurs banques, qui cristallisent une grande partie de la colère publique notamment en raison des restrictions sur les retraits, sur fonds de crise économique.
Toute la journée du mardi à travers le pays, les manifestants ont coupé des axes routiers à l’aide de bennes à ordures et de pneus brûlés, provoquant d’épaisses volutes de fumée dans les airs.
Avec des rassemblements organisés sous le slogan « la semaine de la colère« , les manifestants se sont mobilisés à Beyrouth, à Tripoli, grande ville du nord, à Hasbaya (sud-est) ou dans le Akkar (nord), pour exiger la formation immédiate d’un gouvernement de technocrates et dénoncer l’inertie des autorités face à la crise économique.


1 Comment