« La révolution Tèt Kalé commencera-t-elle par manger ses propres fils » ? Ou le régime de Jovenel Moise à la Duvalier, sait-il créer des événements pour maîtriser une situation ?
C’est le silence radio depuis l' »étonnante et surprenante découverte » d’une grande quantité d’armes à feu de différents calibres retrouvées à la résidence de Larco. Celui-ci entretenait des correspondances entre l’Unité de Sécurité Présidentielle (USP) et son entreprise de manutention et de réparation d’armes à feu, tout au moins en 2012, selon une copie d’une lettre (publiée sur les réseaux sociaux) qui lui aurait été envoyée par le Coordonnateur de la Sécurité Présidentielle, un proche parent de l’ex-première dame Sofia Martelly.
Jeudi 26 décembre 2019 ((rezonodwes.com))–Comme pour l’affaire des 7 mercenaires dont Fritz Jean-Louis a lui seul le secret, la PNH n’a tenu jeudi aucun point de presse sur l’Affaire Larco, l’armurier qui se mettait au service de la PNH et du Palais National, selon plusieurs documents originaux circulant sur les réseaux sociaux et des révélations d’un présentateur de Matin Débat.
Le commissaire du gouvernement a.i. de Port-au-Prince, Jacques Lafontant, aurait pu ajouter un autre gallon à sa velléité de bien faire le jeu du pouvoir Tèt Kale si une copie d’une correspondance entre Larco et l’Unité de la sécurité Présidentielle n’avait pas fait surface sur les réseaux sociaux. Toutefois, à travers cette correspondance signée du coordonnateur de la Sécurité présidentielle, le 8 juin 2012, « Arby Larco est le réparateur d’arme de l’USP« .
« A cet effet, le Bureau du [de] Coordination demande à la police de lui fournir aide et protection dans l’accomplissement de son travail » conclut la note paraphée par Pierre Léon Sait-Rémy Junior.
Par la même occasion, l’ex-DG de la PNH, Godson Orélus qui avait passé ses premières nuits de Noël, dans les cachots de la prison de Saint-Marc, en décembre 2018, entretenait lui aussi des correspondances écrites avec Arby Frantz Larco. M. Orélus tout en autorisant M. Larco à fonctionner en tant que réparateur d’armes à feu, sans toutefois citer les textes de loi y référant, avait bien pris le soin « d’attirer l’attention de l’intéressé qu’il ne peut tenir plus de dix (10) armes à feu à la fois » dans son atelier de réparation.
Serait-ce le surplus d’armes qui a alerté mardi les agents de la DCPJ ? Pourquoi le silence des porte-parole et porte-parole adjoint de la PNH qui vont jusqu’à ignorer les appels des journalistes ? Jeudi matin, pourquoi le Secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique et celui de la Communication n’ont-ils pas cherché à renseigner le public sur cette affaire ?
Rappelons qu’à Jacmel, quelques heures après l’arrestation de l’ex-député Arnel Bélizaire, au début du mois, la PNH avait tenu expressément un point de presse pour exposer la situation.



