« La Passerelle s’était constituée pour jouer un rôle de facilitateur dans la crise et nous tenons à la Résolution élaborée et adoptée en concertation prévoyant le départ ordonné du président Jovenel Moise et son remplacement par un juge de la Cour de Cassation« . Germeil Castel, coordonnateur de la Passerelle.
Samedi 14 décembre 2019 ((rezonodwes.com))–Même si le Palais National, dans sa correspondance ouverte adressée au coordonnateur de la Passerelle, a omis volontairement ou involontairement de spécifier son rôle au sein de cette structure de facilitation de la crise, Germeil Castel promet d’être à l’heure au lieu du rendez-vous indiqué par Nahomme Dorvil.
Cependant, Castel, dans une interview exclusive accordée à Rezo Nòdwès, a affirmé qu’ il n’ira en aucun cas au Palais national pour un « tête-à-tête avec le président Jovenel Moise« . Il a en outre indiqué que dans sa réponse au chef du cabinet du président, il va lui signifier « la présence d’une délégation qui l’accompagnera » ajoutant qu’il ne représente pas à lui-seul la Passerelle.
« La Passerelle est issue d’un groupe qui a fait une déclaration commune, ce groupe tient à l’Accord de Marriott, sans parler de la feuille de route élaborée pour choisir le successeur de Jovenel Moise, à partir des 11 juges siégeant à La Cassation » a souligné le professeur universitaire, Germeil Castel révélant que le palais national n’a fait que « court-circuiter les initiatives de la commission chargée d’informer le président Jovenel Moise du plan élaboré pour trouver une issue à la grave crise« .
« Je ne suis qu’un membre du comité de suivi et d’ailleurs, je n’irai pas à la rencontre du président en tant que coordonnateur » a surenchéri M. Castel ne prévoyant aucune concession avec le président Jovenel Moise autre que de se borner aux recommandations de l’Accord Marriott pour arriver à l’installation d’un gouvernement de transition devant aboutir au chambardement de ce « système » et la réalisation d’une vraie Conférence nationale de renouveau.


