Mais le Parquet de Port-au-Prince aide à faire avancer le frais dossier Sogener que celui du massacre de La Saline vieux d’un an ! Aujourd’hui nous constatons le versement des larmes de crocodile et les politiques de deux poids deux mesures…

Avant que le Haut-Commissariat de l’Organisation des Nations-Unies ait pu faire écho en septembre dernier du crime collectif perpétré sur la population civile à La Saline, le Réseau national de Défense des Droits humains, dans un rapport, a évoqué 71 victimes de la barbarie des caïds à la solde du pouvoir.
Port-au-Prince, jeudi 14 novembre 2019 ((rezonodwes.com))- La journée du 13 novembre ravive, pour les survivants du massacre, des braises d’un souvenir douloureux. Des hommes lourdement armés, rapporte le RNDDH, après une enquête de terrain, ont assassiné, dans la nuit du 12 au 13 novembre 2018, des citoyens, ont violé des filles et incendié des maisons. Au rapport, 71 citoyens n’ont pas survécu à la barbarie des bandes de la terreur, 11 filles, sous les yeux de leurs proches, ont été victimes de viol collectif, a révélé la directrice de programme au RNDDH.
‘’ Nous sommes présents pour manifester notre solidarité aux familles des victimes. Nous continuerons à pressurer les autorités pour fixer les responsabilités. En termes d’avancées, un juge instructeur est en charge du dossier et d’autres organisations ont fait écho du massacre’’, a signalé Marie Rosie Auguste Ducéna.
Des plaies encore ouvertes
Des témoins ont évoqué un massacre d’État perpétré par des proches du pouvoir en place en vue d’éliminer des potentiels candidats pouvant rivaliser contre le régime. Des hauts fonctionnaires de l’État cités dans des rapports (Fednel Monchery et Pierre Richard Duplan) à la suite des levées de bouclier, ont été révoqués. Cependant, dans les esprits des proches, les séquelles de ce carnage, des vies succombées sont encore présentes, rappelle un jeune de La Saline.
‘’Des mères pleurent encore la mort de leurs fils. Les conflits armés n’ont pas cessé, les détonations automatiques continuent. Des commerçants pour écouler leurs produits sont contraints de se réfugier sur la place d’Italie. Rien n’a changé depuis le massacre’’, a soutenu un trentenaire.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

