Vente du carburant au marché noir : « 6 à 36 mois de prison pour tout contrevenant à la loi » menace Paul Eronce Villard

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Me. Paul Eronce Villard parle de respect et d’application des lois en Haïti ! On aurait tout entendu et vécu en Haïti en 2019. Tandis que celui-ci, Commissaire du Gouvernement de son état, principal défenseur de la société a laissé échapper sous ses barbes 7 présumés mercenaires lourdement armés et arrêtés par la police. Quid du dossier de la dilapidation de 4.3 milliards des fonds de Petro Caribe ? Quid du dossier de l’assassinat en masse à la Saline ? Quid de l’affaire Gracia Delva-Arnel Joseph ? Quid du dossier de Dermalog ? Ah ! l’enquête se poursuit…

« Les contrevenants peuvent faire face à des peines de prison allant de six mois à trois ans et à des amendes allant de 500 à 1 000 gourdes » Me. Paul Eronce Villard

Sauf en cas de catastrophe naturelle, une pénurie de carburants est vécue dans certains pays et même aux Bahamas rudement frappé par le passage de l’ouragan Dorian, les dirigeants s’efforcent pour pallier à ce problème pour ne pas aggraver la situation des malheureuses victimes. L’état haitien ne serait-il pas alors le premier responsable de la vente du carburant au marché noir ?

Selon Me. Villard, un commerçant surpris de pratiquer le marché noir, cet hors la loi qui n’est pas un « bandit légal » payera une amende de 5 à 10 DOLLARS US (environ 500 à 1.000 Gourdes.

Port-au-Prince, mercredi 4 septembre 2019 ((rezonodwes.com))– En plein cœur de la crise de pénurie de carburant en Haïti, le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Paul Eronce Villard, un farouche opposant à la publication du Rapport Petro Caribe accusant le président Jovenel Moise de détournement de fond et d’usurpation de titre, a rappelé mercredi que « la spéculation et le marché noir étaient punis par la loi« .

Dans un communiqué, Villard qui définit ce qui est légal et illégal à ses yeux en Haïti tout en oubliant le principe de libre concurrence, a rappelé que « tout acte d’acquisition, de vente, de transfert ou d’échange de marchandises dépassant le prix fixé par les autorités compétentes est considéré comme une spéculation illégale« .

Le Chef du Parquet de la Capitale nommé par le Palais national, a fait remarquer que « le stockage clandestin ou le refus de vendre en dehors des formes prescrites par les dispositions légales sont également punissables« .

Me. Villard qui a montré ses muscles dans ce dossier d’éventuelle « vente de carburant au marché noir » par des petits commerçants sans aucune assistance de l’Etat, a haussé le ton en déclarant que « les contrevenants peuvent faire face à des peines de prison allant de six mois à trois ans et à des amendes allant de 500 à 1 000 gourdes (entre 5 et 10 dollars).

A signaler que malgré l’annonce officielle faite par le gouvernement de « la stabilisation officielle du marché lundi dernier« , de nombreuses stations-service de la région métropolitaine restent fermées mercredi et le trafic a considérablement diminué.

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