Martissant sous l’emprise des gangs armés : des syndicats lancent une marche de protestation vendredi

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Ce lundi, traverser le quartier de Martissant s’est révélé comme un parcours du combattant. Les autorités paraissent impuissantes face au degré de pourrissement du climat sécuritaire dans le pays

Mardi 20 août 2019 ((rezonodwes.com))– Moins de 24 heures après l’attaque armée contre le véhicule du député de la circonscription de Pestel, Ronald Étienne, la situation s’était encore aggravée à Martissant et dans ses environs. En milieu de journée du lundi, à visière levée, des caïds lourdement armés ont défilé sur la route de Carrefour.

Au Bicentenaire de fortes détonations ont contrarié le fonctionnement du Parquet de Port-au-Prince, du bureau de l’Électricité d’’Etat d’Haïti et d’autres administrations publiques limitrophes. Au moins deux personnes sont sorties blessées et on rapporte l’échec d’une tentative de détournement d’un camion de marchandises par les bandits.

Keder Dorcely en état critique

Le député de Pestel, Ronald Étienne, a exprimé ses préoccupations face au banditisme généralisé et l’état de santé de son chauffeur. Keder Dorcely atteint de plusieurs projectiles dimanche soir serait dans un état critique. ’’Ses blessures sont inquiétantes, son état de santé ne s’est pas amélioré’’, a rapporté Ronald Étienne.

Mobilisation

Dans l’intervalle, plus d’une douzaine d’organisations syndicales annoncent la tenue à Port-au-Prince, le vendredi 23 Aout prochain, d’une marche pacifique pour dénoncer l’insécurité. Selon Jean Philippe Marcelin, membre de la Coordination syndicale haïtienne, les initiateurs entendent faire 3 tours du Palais présidentiel et délivrer un message au Chef de l’État, Jovenel Moise.’’ C’est pour dénoncer l’inacceptable. Après le chômage, la misère, ce climat d’insécurité est devenu intolérable’’,  crie Jean Philippe Marcelin.

Au soir, la peur s’est encore installée. Des riverains, des usagers de la Route nationale # 2, observée déserte tard dans la soirée, redoutent la remontée des actes de criminalité.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

2 COMMENTS

  1. Comment peut-on imaginer qu’un groupe de bandits hors la loi puisse faire la loi dans un pays? L’État, de par sa mission d’exercer la répression légitime pour assurer la sécurité des citoyens a le devoir d’intervenir avec des armes plus lourdes que celles des bandits pour les mettre définitivement et efficacement en déroute. Car si l’État reste les bras croisés devant un spectacle si révoltant cela porte à croire qu’il en est complice. Mais c’est l’État qui est le premier responsable de la sécurité des citoyens. A ce chapitre- là il sera criminellement responsable de toute dérive affectant gravement la sécurité des gens.

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