La nécessité que les discours passent aux actes s’imposent dans la lutte contre la corruption et le combat pour la reddition de comptes. Après 22 ans d’existence, l’Unité de lutte contre la corruption peut se targuer d’engager des enquêtes sur des faits de corruption, mais application des recommandations restent dans l’impasse.
À l’ hôtel Caribe, s’est tenue mardi la cérémonie marquant le 22e anniversaire de l’ULCC, placée sous le thème « ULCC, vingt-deux (22) ans d’engagement au service de l’intégrité publique : équilibre, héritage et perspectives ». Cette manifestation s’est déroulée en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, de membres du gouvernement, de représentants du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), des membres de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), des visages du corps diplomatique et consulaire, de la BRH, de l’état-major de la police et de cadres de l’administration publique.
À cette occasion, le chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, a déclaré que cette célébration rappelait que la lutte contre la corruption n’était pas seulement une exigence de bonne gouvernance, mais une condition essentielle au progrès de la justice et à la confiance des citoyens dans les institutions. Le Premier ministre a affirmé que la corruption n’était pas une simple erreur administrative, mais une atteinte à la souveraineté du peuple. Il a souligné l’impact de ce phénomène sur l’éducation, la santé et la sécurité de la population.
La directrice générale de l’ULCC, Goethie Varnelle Morency, a déclaré que cette cérémonie marquait une étape importante pour l’institution. Il a tenu à souligner l’importance du thème de la célébration, vingt-deux (22) ans d’engagement au service de l’intégrité publique : bilan, héritage et perspectives. Elle a déclaré qu’au cours des 22 années d’existence de l’ULCC, des actions ont été menées dans plusieurs domaines : prévention, sensibilisation, formation, enquêtes, coopération institutionnelle et promotion de l’intégrité.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Colin, rappelant le rôle et la mission de l’ULCC, a affirmé que la corruption est un fléau qui constitue un obstacle majeur au développement économique et social du pays. Il a précisé que la création de l’ULCC en 2004 s’inscrivait dans un vaste processus de réforme et de modernisation de la gestion des finances publiques.
En marge de la cérémonie, le nouvel ambassadeur du Canada en Haïti, Alexandre Côté, s’est dit ravi de prendre la parole à l’occasion du 22e anniversaire de l’ULCC et a félicité les directeurs généraux, actuels et anciens, pour leur engagement constant envers l’intégrité publique dans la lutte contre la corruption.
Hervé Noël

