Tant pis si on pense prétendre le contraire, personne n’est dupe. Le monde est un village global…Selon le journal japonais The Japan Times, « le choix de Port-au-Prince par la Président taïwanaise, Tsai Ing-wen, comme première étape de sa tournée dans les Caraïbes, est un symbole fort de la lutte diplomatique en cours dans la région »
The Japan Times : »Avec des affrontements presque quotidiens entre manifestants et la police dans les rues de la capitale, Port-au-Prince n’est pas bien placé pour accueillir des dignitaires étrangers »
« Il n’y aura rien de concret, rien de nouveau à en sortir, à l’exception d’un emprunt qui avait déjà été négocié bien avant la visite » The Japan Times citant l’économiste haitien Etzer Emile
Samedi 13 juillet 2019 ((rezonodwes.com))–Il devrait maintenant rester à la présidente taïwanaise moins de trois heures à passer à Port-au-Prince, car c’est à Saint-Christophe-et-Niévès qu’elle verra dimanche le lever et le coucher du soleil.
Selon The Japan Times, qui a rappelé le volte-face, l’année dernière, de la République dominicaine, voisine d’ Haïti, qui a dénoué les nœuds diplomatiques avec Taipei pour embrasser Beijing, il est important pour la présidente Tsai de venir « charmer » Haïti l’un des 17 pays reconnaissant encore officiellement Taïwan comme pays.
« nous ne pouvons pas affirmer qu’avoir des relations avec Pékin serait plus profitable « Député Alfredo Antoine
Citant l’économiste haitien Etzer Emile, le journal japonais a rapporté qu’à l’issue de cette visite qu’ « il n’y aura rien de concret, rien de nouveau à en sortir, à l’exception d’un emprunt qui avait déjà été négocié bien avant la visite« . Il a précisé que « ces fonds n’ont pas encore été transférés car le prêt n’a pas été ratifié par le Parlement haïtien« .
Par ailleurs, The Japan Times a souligné une déclaration d’un député proche du pouvoir, Alfredo Antoine, président de la commission des affaires de la Chambre basse, affirmant que « Si Haïti n’a pas encore exigé une coopération beaucoup plus large avec Taïwan, nous ne pouvons pas affirmer qu’avoir des relations avec Pékin serait plus profitable« .
Toutefois, sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes haitiens opteraient pour des liens diplomatiques avec la Chine, l’une des superpuissances économiques mondiales.
The Japan Times fait une révélation assez pertinente en concluant que « Si la présidente taïwanaise peut compter sur des relations diplomatiques avec Haïti, les investisseurs qui l’accompagnent, quant à eux, risquent de ne pas ressentir la pression de dévoiler un projet majeur au grand dam des Haïtiens« .

