70 % des Haitiens en situation d’insécurité alimentaire chronique

La sécurité alimentaire et nutritionnelle (SAN) est un défi majeur de gouvernance administrative en Haïti

Lundi 13 novembre 2017 ((rezonodwes.com))– L’insécurité alimentaire est un fléau à prendre très au sérieux ont reconnu les participants à un atelier de restitution des premiers résultats de l’audit organisationnel de la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle organisé au siège de la Primature le jeudi 8 novembre 2017.




Le rapport d’audit organisationnel sur la Sécurité alimentaire et nutritionnelle (San), un travail réalisé avec l’appui financier du Programme SBC de l’Union européenne, indique que 30% de la population haïtienne, soit 3 millions d’Haïtiens, est en insécurité alimentaire élevée ou modérée et que 70% de la population est classée en situation d’insécurité alimentaire chronique.

Les taux de malnutrition aiguë et de malnutrition chronique, chez les enfants de moins de 5 ans, sont respectivement de 5% et de 22%, révèle le document, dans lequel on peut lire que les pertes économiques y relatives pourront s`évaluer à 959 millions $ entre 2013 et 2022.

Selon l’ambassadeur de l’Union européenne M. Vincent Degert, l’audit a permis d’établir un diagnostic précis des facteurs qui entravent l’élaboration et la mise en œuvre de politiques adaptées pour combattre le mal de la faim et de la malnutrition aigüe, principales manifestations du fléau de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en Haiti.  » L’efficacité des actions en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle passe obligatoirement par une coordination réfléchie des interventions des acteurs nationaux et internationaux, un arbitrage politique clair pour fédérer l’ensemble des acteurs intervenant dans cette thématique multisectorielle, des moyens et des ressources conséquents, dans l’optique d’une gouvernance effective de la SAN ».





Le Secrétaire général de la Primature, M. Hugues Joseph, au cours de cette réunion, a solennellement plaidé en faveur de la mise en synergie des ressources humaines, financières et logistiques des différents acteurs nationaux et internationaux impliqués dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans le monde, en vue de l’éradication de la faim et de la pauvreté, à l’horizon de 2030.

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