Discours du responsable de la Coordination de l’Ouest de l’UNNOH et Secrétaire aux Archives de la CUTRASEPH, Péguy NOËL, dans le cadre du centième anniversaire de naissance de Fidel Castro Ruz.
.
Camarades cubains/cubaines, haïtiens et haïtiennes, Représentants/Représentantes de différentes ambassades, Cher ambassadeur Ricardo García Nápoles, Collaborateurs/Collaboratrices de l’Ambassade de Cuba en Haïti, Chers membres de la Brigade médicale Cubaine en Haïti, Camarades délégués-es issus de divers horizons du pays, Représentants/Représentantes d’organisations et partis progressistes, du secteur ouvrier, du secteur syndical,
C’est un grand honneur pour nous les héritiers des Peuples rebelles, Afro-descendants de nous retrouver aujourd’hui dans le contexte du centenaire d’une figure emblématique des rébellions et de la résistance: Fidel Castro Ruz, En ce 13 Août 2026, nous saluons à la fois la mémoire d’un grand leader de l’histoire politique du XX et XXIe siècle, d’une figure incontournable de la Révolution cubaine ainsi qu’un fervent partisan de relations saines, respectueuses et solidaires avec le peuple haïtien.
Fidel Castro fut avant tout un homme qui consacra une grande partie de son existence à la défense de la souveraineté de Cuba, à la dignité des peuples et à la lutte contre les inégalités sociales. Face au régime de Fulgencio Batista, Fidel Castro dénonçait un système qu’il considérait comme dépendant des intérêts étrangers et incapable de répondre aux aspirations profondes du peuple cubain.
Il choisit alors la voie révolutionnaire pour tenter de transformer radicalement cette réalité. L’un des grands combats associés à son gouvemement fut l’alphabétisation. Faire de l’éducation un instrument de transformation sociale signifiait, pour lui, donner au peuple les moyens de comprendre son environnement, de participer à la vie nationale et de construire son propre avenir.
À retenir que dans sa vision de l’alphabétisation, Fidel Castro a offert une collaboration hautement solidaire à Haïti. Que dire du dévouement indéfectible de la Brigade Médicale Cubaine présente dans différentes régions du pays. Fidel Castro, né en 1926, aurait aujourd’hui 100 ans.
Nous saluons en ce jour la mémoire d’un homme qui a marqué son époque. C’est peut-être là que réside l’une des grandes leçons que certains peuples continuent de tirer de l’expérience cubaine: une nation ne peut véritablement se développer lorsque son peuple est privé d’éducation, de conscience historique et de capacité à décider de son avenir.
Peuples du monde, unissez votre intelligence, votre courage et votre volonté pour construire une société où la dignité humaine n’est pas un privilège, mais un droit.
Aujourd’hui, le monde est témoin du théâtre de domination et de l’arrogance indélébile des États fascistes contre des Peuples paisibles. Il importe de rappeler que l’État prédateur étasunien, depuis 169 ans, garde sous ses griffes l’île haïtienne de La Navase, une île pourtant inscrite dans la Constitution comme faisant partie du territoire haïtien. Et après 169 années du vol de La Navase, ce même Etat décide de chasser de son territoire plus de 300 000 Haïtiens pour statut illégal. Est-il lui-même légal sur l’île de La Navase?
L’intervention des États-Unis au Venezuela le 3 août 2026, marque un tournant dans la montée agressive des impérialistes; l’attaque militaire américaine contre les pêcheurs cubains peut être considérée comme un acte terroriste teinté d’arrogance et de haine. En plus, la volonté manifeste d’asphyxier Cuba par des mesures inhumaines et criminelles.
En Haïti, depuis quelque temps le pays et la masse sont pris en otage par les mafias-unies et les gangs unis locaux et internationaux. Il convient de rappeler que Cuba a gardé son originalité face à l’hostilité des Etats fascistes, sa dignité de rebelle et symbole de résistance des Afro-descendants. Si le 13 août marque le centenaire de la naissance de Fidel qui a été fidèle dans la lutte pour la libération des Peuples opprimés, le 14 août ne peut être passé sous silence comme étant un jour de ralliement des sons désaccordés pour accorder, chanter et danser la liberté, déclencher le « Leve Kanpe » qui va bouleverser le système anti-humain et capitaliste.
C’est un impératif de lutter contre l’impérialisme et la recolonisation des pays. Camarades, en ce jour du centenaire de Fidel Castro Ruz, je vous rappelle qu’il est important de puiser dans le miroir du passé des luttes de libération et mesurer les enjeux du moment actuel pour faire échec au nouveau projet colonialiste du XXI ème siècle.
Dans ce passage décisif, tenons la solidarité comme boussole, la résistance comme un moyen sûr pour combattre les ennemis de la vie, du respect et du droit d’autodétermination des peuples, de leur souveraineté et de leur dignité !
Viva! Viva! Aiyibobo!
Aiyibobo! Vamos! Vamos!
Ann ale! Ann ale! Restons fidèles à Fidel!

