2 octobre 2026
Trump durcit la politique des visas : plus de 250 000 révocations, du « birth tourism » aux responsables accusés de corruption
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Trump durcit la politique des visas : plus de 250 000 révocations, du « birth tourism » aux responsables accusés de corruption

États-Unis : plus de 250 000 visas révoqués depuis le retour de Trump

Washington, 2 oct. — Le département d’État américain a révoqué plus de 250 000 visas depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, selon un bilan annoncé le 30 septembre, marquant une accélération considérable du contrôle administratif des ressortissants étrangers autorisés à entrer aux États-Unis.

Le nombre de révocations, qui avoisinait 80 000 en novembre 2025, avait dépassé 100 000 en janvier 2026 puis 175 000 en août, avant de franchir le seuil des 250 000. Le porte-parole adjoint du département d’État, Tommy Pigott, a présenté ce chiffre comme un « jalon historique » de la politique de contrôle continu des titulaires de visas.

Parmi les documents annulés, 2 300 visas seraient liés au “tourisme de naissance”, pratique consistant à se rendre aux États-Unis durant une grossesse afin d’y accoucher. Washington mène parallèlement une opération visant certains détenteurs de visas B1/B2, délivrés pour les voyages d’affaires ou de tourisme, qui ont ensuite introduit une demande d’asile.

Le dispositif touche également des responsables publics étrangers. Le 29 septembre, les autorités américaines ont annoncé la révocation des visas de 27 responsables, anciens responsables et membres de leurs familles originaires de Bolivie, de Colombie, d’Équateur et du Pérou, sur fond d’allégations de corruption.

Selon les données rapportées, les autorités américaines invoquent aussi des dossiers liés notamment aux agressions, à la conduite sous influence, aux stupéfiants, aux vols, aux infractions sexuelles, à la fraude et au détournement de fonds. Le département d’État défend désormais le principe d’un contrôle continu après la délivrance du visa, et non plus uniquement au moment de la demande consulaire.

Cette politique signifie qu’un visa américain demeure une autorisation révocable et non un droit acquis. L’administration Trump inscrit cette surveillance renforcée dans sa doctrine de sécurité nationale, avec des conséquences potentielles pour des millions de titulaires de visas non-immigrants à travers le monde.

Avec des informations de Latin Times et du département d’État américain.

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