NEW YORK, 15 octobre — L’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, doivent comparaître jeudi devant un tribunal fédéral de Manhattan après l’ajout d’accusations de torture aux poursuites déjà engagées contre eux pour trafic de drogue, rapporte l’Associated Press. Ils devraient plaider non coupable.
L’acte d’accusation remanié leur impute la direction d’un système de répression ayant infligé des sévices à des dizaines de victimes, dont trois Américains. Selon l’accusation, les détenus subissaient notamment des coups, des asphyxies et des décharges électriques. Maduro aurait approuvé certaines méthodes de torture, tandis que Flores aurait participé à l’organisation du dispositif et ordonné des sévices.
Maduro, 63 ans, conteste les nouvelles accusations, a déclaré son avocat Barry Pollack lors de leur annonce, la semaine dernière. L’ancien dirigeant fait également l’objet, depuis plusieurs années, d’une enquête de la Cour pénale internationale pour des crimes contre l’humanité présumés liés à la répression de ses opposants.
Capturés en janvier à leur domicile de Caracas par l’armée américaine, Maduro et Flores ont déjà plaidé non coupable des accusations relatives au trafic de cocaïne. Leurs avocats demandent l’abandon des poursuites en invoquant l’immunité qu’ils estiment attachée à leurs fonctions de chef d’État et de première dame.

