31 octobre 2026
Haïti : patrouilles salvadoriennes à Tabarre, poursuite du déploiement et démenti de Bukele sur les bombardements
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Haïti : patrouilles salvadoriennes à Tabarre, poursuite du déploiement et démenti de Bukele sur les bombardements

Haïti — Revue de presse : patrouilles salvadoriennes, renforts militaires et polémique sur les bombardements

Les informations publiées les 30 et 31 octobre décrivent un déploiement militaire qui se poursuit, sans résultat public vérifié sur le sort des quatre techniciens salvadoriens disparus. Nayib Bukele conteste désormais les accusations de bombardements formulées par UNA-Haïti.

Rezo Nòdwès, samedi 31 octobre 2026. Les militaires salvadoriens ont effectué vendredi des patrouilles à Tabarre et à Clercine, dans l’agglomération de Port-au-Prince, rapporte l’agence EFE dans une dépêche reprise par Diario El Mundo. Ces mouvements constituent l’un des derniers développements documentés de l’opération engagée après la disparition de quatre techniciens militaires, le 18 octobre, à Croix-des-Bouquets. Aucun sauvetage n’est annoncé dans les comptes rendus consultés.

Selon EFE, des soldats équipés de fusils d’assaut ont circulé à bord de camions et de véhicules blindés, notamment à proximité de l’aéroport international Toussaint-Louverture. La dépêche mentionne également, sur la foi de médias locaux, l’établissement d’une base à Tabarre, près de l’ambassade des États-Unis.

La presse salvadorienne insiste parallèlement sur la durée indéterminée de l’intervention. La Prensa Gráfica, dans son édition du 30 octobre, rapporte que Nayib Bukele entend poursuivre progressivement l’engagement de ses troupes jusqu’à la récupération des quatre disparus. Le président assure ne pas vouloir maintenir une présence permanente en Haïti. La diplomatie salvadorienne avait annoncé, le 28 octobre, un déploiement opérationnel de plus de 2 000 militaires.

L’appui extérieur se précise également. Infobae rapporte le 31 octobre, en citant des sources militaires interrogées par le quotidien colombien El Tiempo, qu’un avion Hercules C-130H de la Force aérospatiale colombienne a transporté des militaires et du matériel salvadoriens vers Port-au-Prince. L’appareil, immatriculé FAC 1005, a assuré une liaison depuis San Salvador.

La nouveauté politique du samedi concerne la réponse de Bukele à UNA-Haïti. Selon Diario El Mundo, le président rejette les accusations de bombardements formulées dans la lettre ouverte adressée au secrétaire général de l’ONU et datée du 28 octobre. Il affirme que les hélicoptères d’attaque salvadoriens sont arrivés le 29 octobre et n’avaient encore effectué aucune mission au 31 octobre. Il soutient aussi que sa mission ne dispose pas de bombes.

EFE signale pour sa part un accompagnement aérien des patrouilles du vendredi, sans identifier la nationalité ni le type des hélicoptères observés. Cette imprécision interdit de conclure que les appareils évoqués par l’agence correspondent aux hélicoptères d’attaque visés par les déclarations du président salvadorien.

Au-delà des mouvements de troupes, Reuters souligne les incertitudes entourant la chaîne de commandement et les règles d’engagement du contingent. La revue des publications disponibles laisse ainsi deux questions ouvertes : quels résultats les recherches ont-elles produits, et selon quelles modalités les opérations salvadoriennes s’articulent-elles avec la Force de répression des gangs ?

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