19 septembre 2026
Un projet environnemental s’achève avec l’ambition de laisser des acquis durables aux communautés dans le Nord
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Un projet environnemental s’achève avec l’ambition de laisser des acquis durables aux communautés dans le Nord

Un projet environnemental s’achève avec l’ambition de laisser des acquis durables aux communautés dans le Nord

Derrière les chiffres présentés, ce vendredi 18 septembre 2026 au Cap-Haïtien, la clôture du projet « Appui au développement local sensible au genre intégrant l’adaptation aux changements climatiques » a surtout été l’occasion de revenir sur les femmes, les jeunes et les communautés qui ont participé aux différentes activités menées dans le département du Nord.

Soutenu par la République de Chine (Taïwan) et mis en œuvre avec le ministère haïtien de l’Environnement, le projet a cherché à rapprocher les questions climatiques des réalités quotidiennes des communautés. Jardins Lakou, mini-vergers, formations de jeunes et d’étudiants, mobilisation des écoles, renforcement des capacités de journalistes et d’organisations de femmes et soutien à la recherche universitaire figurent parmi les actions recensées dans le bilan officiel.

Prenant la parole lors de la cérémonie, l’ambassadeur de Taïwan en Haïti, Cheng-Hao Hu, a replacé cette coopération dans le contexte des difficultés environnementales auxquelles sont confrontées certaines communautés haïtiennes.

« En Haïti, les effets des changements climatiques se font sentir chaque jour : sécheresses, inondations, difficultés d’accès à l’eau et vulnérabilité des communautés rurales. Face à cette réalité, nous avons choisi d’agir ensemble », a-t-il déclaré.

Le diplomate a également mis l’accent sur la dimension humaine du programme. Au-delà des infrastructures ou des activités réalisées, a-t-il expliqué, les bénéficiaires doivent rester au centre de l’évaluation des résultats. « Derrière chaque projet, il y a avant tout des femmes, des hommes et des familles », a rappelé Cheng-Hao Hu.

Cette dimension rejoint l’approche défendue par le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé. Pour le titulaire du ministère, l’intégration des femmes, des jeunes et des acteurs locaux doit faire partie de la réponse aux enjeux climatiques.

« Renforcer la participation des femmes, investir dans les capacités des jeunes et mobiliser les universités, les écoles, les médias et les organisations communautaires, c’est renforcer la capacité de nos territoires à construire leur propre résilience », a déclaré le ministre.

Le bilan du ministère fait état de dix activités achevées sur les douze initialement prévues. Une autre est en voie de finalisation, tandis qu’une n’a pas été réalisée. Au-delà de ce taux d’exécution de 83,3 %, les autorités disent vouloir désormais s’intéresser à la continuité des initiatives et à leur appropriation par les communautés.

Cette question de l’après-projet occupe d’ailleurs une place importante dans l’allocution du ministre. La Direction départementale du Nord du ministère de l’Environnement est appelée à maintenir un suivi de proximité, particulièrement pour les jardins Lakou et les mini-vergers.

Pour Valéry Fils-Aimé, l’expérience acquise dans le Nord pourrait également servir à développer des initiatives adaptées à d’autres territoires. « Il ne s’agit pas de reproduire un modèle à l’identique, mais d’en capitaliser les principes : ancrage territorial, participation des femmes et des jeunes, mobilisation des institutions locales, solutions concrètes d’adaptation et suivi de proximité », a-t-il expliqué.

L’ambassadeur Cheng-Hao Hu a, de son côté, assuré que la coopération avec Haïti se poursuivrait au-delà de cette cérémonie de clôture, en mettant l’accent sur des projets répondant aux besoins des communautés.

La cérémonie met ainsi officiellement un terme à ce projet dans le Nord, mais le ministère estime que l’étape suivante sera celle de la consolidation : préserver ce qui a été réalisé, suivre les résultats et déterminer dans quelle mesure les expériences qui ont fonctionné peuvent être adaptées ailleurs dans le pays.

Gislène Guerrier

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