Politique américaine | Traduction de l’article d’Adam Downer, publié par OK! Magazine, le 19 septembre 2026.
J.D. Vance Funneled Help To Hillary Clinton Before 2016 Election
Avant de devenir vice-président des États-Unis, J.D. Vance aurait tenté de favoriser l’élection d’Hillary Clinton face à Donald Trump, selon un nouveau reportage.
Un portrait approfondi de Vance, publié par Vanity Fair le 16 septembre, rapporte le témoignage d’un ancien membre de l’équipe de campagne de Clinton. Selon cette source, Vance aurait personnellement sollicité un entretien avec Jake Sullivan, alors principal conseiller politique de la candidate démocrate, afin de lui présenter une stratégie destinée à éviter sa défaite à l’élection présidentielle de 2016.
Vance aurait exhorté Clinton à concentrer sa campagne sur la Rust Belt
Selon ce témoignage, Vance, alors âgé de 32 ans, aurait insisté pour obtenir l’attention de Jake Sullivan.
« J.D. m’a appelé et m’a demandé : “Peux-tu me mettre en contact avec Jake Sullivan ?” Je lui ai répondu : “Jake dirige la campagne d’Hillary. Il est beaucoup trop occupé.” Il m’a rappelé et m’a dit : “Je déteste Hillary. Mais je déteste Trump encore davantage. Trump ne doit pas gagner. Il ne doit pas gagner. Hillary va perdre, mais elle n’est pas obligée de perdre.” »
Vance aurait conseillé à l’équipe Clinton de concentrer ses efforts sur les États électoralement disputés du Midwest et de présenter des excuses pour le vote de la candidate, alors sénatrice, en faveur de l’autorisation du recours à la force contre l’Irak sous la présidence de George W. Bush.
Le membre de l’équipe de campagne rapporte ainsi les propos attribués à Vance :
« Elle doit venir ici au lieu de se retrouver avec Beyoncé à Miami. Elle doit venir ici et présenter des excuses pour la guerre en Irak. Présenter des excuses pour avoir envoyé tant de personnes, des gens de ma communauté, de tous ces États, dont les fils et les pères sont morts, et que tout le monde a simplement oubliés. »
Vance, autrefois critique virulent de Trump
Ces recommandations n’auraient pas été suivies.
Hillary Clinton a perdu le Wisconsin, le Michigan, l’Ohio et la Pennsylvanie lors de l’élection présidentielle de novembre 2016, précisément les États du Midwest et de la région industrielle sur lesquels Vance lui aurait conseillé de concentrer ses déplacements.
Les analyses rétrospectives de la campagne démocrate ont notamment critiqué l’attention insuffisante accordée par Clinton à la Rust Belt au cours des dernières semaines précédant le scrutin.
Cet épisode illustre l’évolution des relations politiques entre J.D. Vance et Donald Trump, depuis les critiques formulées en 2016 jusqu’à leur alliance électorale de 2024.
Vance n’avait voté ni pour Trump ni pour Clinton en 2016. Il avait préféré le candidat indépendant Evan McMullin.
Avant de devenir le colistier de Trump en 2024, il avait également établi, dans une correspondance privée, un rapprochement entre le dirigeant républicain et Adolf Hitler.
L’équipe de Vance conteste toute tentative d’aider Clinton
Le porte-parole de J.D. Vance n’a pas nié l’existence des échanges rapportés par Vanity Fair. Il a toutefois contesté leur interprétation, affirmant que Jake Sullivan avait sollicité les conseils de Vance, et non l’inverse.
Taylor Van Kirk, porte-parole du vice-président, a déclaré :
« De nombreuses personnes ont demandé conseil au vice-président en 2016. Il n’a jamais travaillé pour une campagne électorale, mais il a exhorté les républicains comme les démocrates à s’intéresser aux villes ouvrières telles que Middletown, dans l’Ohio. Nous rejetons catégoriquement l’affirmation selon laquelle il aurait tenté d’aider Hillary à gagner. »
Une source proche de Sullivan a indiqué que l’ancien conseiller de Clinton ne se souvenait pas de la proposition de Vance concernant une tournée d’excuses pour la guerre en Irak.
Elle a néanmoins confirmé que Sullivan et Vance avaient discuté des réactions provoquées par les propos controversés de Clinton, qui avait qualifié une partie des partisans de Trump de « panier de gens déplorables ».
L’existence de contacts entre les deux hommes est ainsi reconnue, mais leurs objectifs et le contenu précis de leurs conversations font l’objet de versions divergentes.
Vance et la perspective de 2028
La publication de ce portrait intervient sur fond de spéculations concernant une éventuelle candidature de J.D. Vance à l’élection présidentielle de 2028, à l’issue du second mandat de Donald Trump.
Le vice-président a jusqu’ici écarté les questions concernant ses ambitions présidentielles, affirmant concentrer ses efforts sur les élections de mi-mandat de 2026.
Son message aux électeurs consiste à demander qu’ils accordent aux républicains « une nouvelle chance », après deux années de contrôle de la Maison-Blanche et du Congrès.
Une éventuelle compétition pour l’investiture républicaine de 2028 pourrait également comprendre plusieurs personnalités de l’administration Trump, notamment le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, ainsi que le sénateur Ted Cruz, déjà candidat à la présidentielle en 2016.

