Haïti se meurt doucement. La vie rétrécit. Pour les jeunes, l’horizon aussi : ni école digne de ce nom, ni hôpital, ni routes, ni loisirs, presque plus rien qui donne envie de rester, de rêver ou simplement de vivre normalement.
Et pourtant, que d’anciens Présidents, de Premiers ministres, de ministres, de sénateurs et de députés avons-nous eus !
Qu’ont-ils laissé derrière eux ?
Il faut parfois chercher longtemps… et continuer à chercher jusqu’à demain encore !
Je prie pour qu’aucun ancien Président ne tombe gravement malade : il risquerait de découvrir qu’il n’a pas construit l’hôpital dont il aurait aujourd’hui besoin. Je souhaite la même santé à nos anciens Premiers ministres et ministres. Aujourd’hui, Cuba est loin, Miami devient très compliqué et New York n’est pas simple (Cavé, 2006).
L’ironie est cruelle : ceux qui ont dirigé le pays doivent souvent le quitter pour recevoir les services qu’ils n’ont jamais réussi à offrir à ceux qu’ils gouvernaient.
Et malgré tout, ils se battent encore férocement pour le pouvoir. Présidents potentiels, anciens ministres, anciens Premiers ministres : chacun le réclame avec passion. Mais parfois, on se demande pourquoi ils veulent le pouvoir. Peut-être simplement pour avoir le pouvoir.
Le pays ? They don’t care!
Et dire que je sais combien de choses simples, intelligentes et réalisables pourraient être faites avec Haïti.
Quel formidable pays nous pourrions construire.
C’est dommage. Un si beau pays, confié si souvent à des gens qui semblent surtout pressés d’y occuper une chaise et donner quelques sous à des Militants!
C’est dommage.
Terriblement dommage.
Référence: Cavé, Syto ( Jounen aprè jounen)
Yves Lafortune, Miami, le 31 Août 2026

