Fils-Aimé a-t-il tourné le dos à son propre projet de référendum ? À 84 jours du scrutin annoncé pour le 13 décembre, le délai de publication du texte constitutionnel, prescrit par l’article 194 de son décret, est dépassé de six jours sans qu’une publication conforme ait pu être vérifiée. Le silence du gouvernement interroge sur le maintien du calendrier et sur sa capacité à respecter les prescriptions qu’il a lui-même édictées.
PORT-AU-PRINCE, dimanche 20 septembre 2026 — Six jours se sont écoulés depuis l’échéance du 14 septembre fixée par l’article 194 du décret électoral, qui impose la publication des modifications constitutionnelles au Moniteur au moins 90 jours avant le scrutin du 13 décembre.
À 84 jours du rendez-vous annoncé, aucune publication conforme à cette prescription n’a pu être vérifiée, plaçant le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, en déplacement à New York, devant une difficulté juridique concernant le respect de sa propre réglementation.
Le référendum pourra-t-il légalement se tenir le 13 décembre sans méconnaître le délai impératif de publicité préalable ? Si le gouvernement maintient cette échéance, il devra expliquer les fondements juridiques de sa décision ; sur le plan politique, le non-respect du calendrier pose également la question de sa responsabilité et des conséquences institutionnelles que pourraient en tirer les acteurs de la transition.


