L’administration de Donald Trump se prépare à révoquer les visas de tourisme et d’affaires de jusqu’à 200 000 étrangers ayant demandé l’asile aux États-Unis, dans le cadre du durcissement de la politique migratoire américaine.
Le département d’État a confirmé mardi à l’AFP travailler avec le département de la Sécurité intérieure (DHS) à l’identification des personnes concernées. Son porte-parole, Tommy Pigott, a affirmé que les étrangers entrés avec un visa de court séjour avant de demander l’asile pour rester durablement aux États-Unis pouvaient être considérés comme ayant utilisé leur visa de manière frauduleuse.
La Maison-Blanche a évoqué le chiffre de 200 000 personnes et présenté cette mesure comme la plus importante révocation de visas de l’histoire américaine. Le département d’État a toutefois précisé que les révocations seraient effectuées progressivement.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, quelque 175 000 visas avaient déjà été révoqués pour différents motifs, selon le département d’État. L’administration a notamment ciblé des personnes accusées d’infractions criminelles ou de violations du droit américain.
Cette nouvelle offensive intervient alors que Washington renforce également les contrôles des demandeurs de visas, notamment sur leurs activités sur les réseaux sociaux.
La politique migratoire de Donald Trump a toutefois rencontré plusieurs obstacles judiciaires. Vendredi, une juge fédérale a notamment déclaré illégal le gel des procédures de visas d’immigration visant 75 pays, décidé en janvier.
Le secrétaire d’État Marco Rubio répète régulièrement qu’« avoir un visa est un privilège et non un droit ».

