Le président américain Donald Trump a signé un nouveau décret visant à limiter le « tourisme de naissance », une pratique consistant pour des étrangères à accoucher aux États-Unis afin que leur enfant obtienne automatiquement la citoyenneté américaine. Cette initiative marque une nouvelle tentative de remettre en cause le droit du sol, malgré les obstacles juridiques rencontrés ces derniers mois.
Le décret intervient après une décision de la Cour suprême, qui a confirmé que les enfants nés sur le territoire américain de parents présents illégalement ou temporairement bénéficient de la citoyenneté en vertu du 14ᵉ amendement de la Constitution. Cette décision avait invalidé un précédent décret signé par Donald Trump à son retour à la Maison-Blanche.
Le président estime toutefois que cette nouvelle mesure, plus ciblée, pourra résister à un examen judiciaire. Son conseiller Stephen Miller a dénoncé le « tourisme de naissance », qu’il qualifie d’abus du système d’immigration américain, tout en annonçant un élargissement des catégories de personnes auxquelles le droit du sol ne s’appliquerait pas.
Les spécialistes rappellent cependant que ce phénomène demeure marginal comparativement au nombre total de naissances enregistrées chaque année aux États-Unis. L’impact concret de ces nouvelles restrictions reste, à ce stade, incertain.

