De l’Afrique de l’Ouest à l’Amérique latine et à l’Asie, de jeunes entrepreneurs cherchent à faire de la restauration des terres dégradées une activité génératrice de revenus et d’emplois. Leur approche repose sur des solutions combinant agriculture productive, technologies numériques et valorisation des déchets.
Au Sénégal, Daniel Halman, fondateur de Féro, associe des serres à haut rendement à des projets d’agroforesterie. Les cultures sous serre doivent assurer des revenus rapides tandis que des arbres fruitiers et des espèces indigènes sont plantés sur les terres libérées. À Kholpa, son entreprise travaille avec une coopérative de 50 agricultrices sur un projet comprenant 15 serres et un hectare d’agroforesterie.
Au Nigeria, Green Eden Farms mise sur l’agriculture de précision. Son système ScareGrow, alimenté à l’énergie solaire, collecte des données afin d’ajuster les besoins en eau et en intrants. L’objectif est de limiter les dépenses et le gaspillage tout en améliorant la productivité des exploitations.
En Equateur, Pacchar transforme des résidus agricoles et forestiers en biochar, un matériau réintroduit dans les sols. L’entreprise travaille notamment avec des producteurs de cacao, de bananes et de légumes et affirme avoir contribué à restaurer plus de 500 hectares.
Au Bangladesh, Aunkur utilise des données sur les sols, la météo et les exploitations pour conseiller les agriculteurs sur les semences, les engrais et les périodes de culture. La plateforme accompagne aujourd’hui plus de 33.000 exploitations.
Ces entreprises participent au Youth Ecopreneur Programme, soutenu par le Centre du commerce international et la G20 Global Land Initiative. L’enjeu est désormais de démontrer que la restauration peut devenir un modèle économique viable, capable de financer durablement la remise en état des sols tout en créant des emplois.
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