Le bilan de la gigantesque crue qui a dévasté mercredi des zones frontalières du Népal et du Tibet chinois s’est alourdi à 362 morts, tandis que plus de 1 400 personnes sont toujours portées disparues, selon les autorités.
Au Népal, la police fait état de 359 décès, principalement dans les vallées des rivières Trishuli et Bhotekoshi, au nord et à l’est de Katmandou. Trois autres personnes sont mortes côté chinois, dans la région du Tibet.
La catastrophe aurait été provoquée par l’effondrement d’une partie d’un glacier. Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), le phénomène a généré une vague d’une puissance exceptionnelle, enregistrée comme un séisme de magnitude 5,2, avant de provoquer d’importants glissements de terrain.
Les secours poursuivaient jeudi leurs recherches dans des villages recouverts de boue et de débris. Plus de 9 000 soldats et policiers ont été mobilisés au Népal et des centaines de personnes ont été évacuées par hélicoptère.
La catastrophe a également touché de nombreux étrangers. Le bureau du tourisme népalais a signalé 25 Canadiens, 178 Indiens, 65 Américains et plusieurs dizaines d’autres ressortissants parmi les disparus.
Côté tibétain, les médias d’État chinois rapportent 558 personnes portées disparues après l’ensevelissement de Gyirong Port. Pékin a annoncé la mobilisation de moyens de secours et d’évacuation.
Les autorités népalaises ont par ailleurs averti d’un risque de nouvelle inondation, un lac s’étant formé à la suite de l’effondrement du glacier. Les populations situées en aval ont été appelées à rester vigilantes.

