28 août 2026
Massacre à Kenscoff : l’UNNOH, le CENEH, la CUTRASEPH et le Jeune Barreau appellent à un soulèvement populaire général
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Massacre à Kenscoff : l’UNNOH, le CENEH, la CUTRASEPH et le Jeune Barreau appellent à un soulèvement populaire général

Note de presse

Protestation et indignation

Face au projet en exécution d’extermination des habitants de Kenscoff et du reste de la population haïtienne, les organisations signataires appellent au soulèvement populaire général contre le terrorisme d’État.

Les organisations *UNNOH*, le *CENEH*, la *CUTRASEPH* et le Jeune Barreau de Port-au-Prince expriment leur profonde indignation, leur colère légitime et une douleur indicible face au nouveau massacre perpétré dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août 2026 dans la commune de Kenscoff. Cette tuerie de masse a été exécutée par la coalition criminelle Viv Ansanm sous le regard complice et passif des autorités gouvernementales dont le CSPN.

Ce crime de lèse-humanité à grande échelle a coûté la vie à plus d’une quarantaine de citoyens-ennes innocents, parmi lesquels des enfants, des travailleurs-euses agricoles et des employés-ées municipaux-ales. Les incendies criminels de dizaines de maisons et le déplacement forcé massif de la population ont transformé cette communauté autrefois paisible en un véritable champ de ruines. Ce drame insoutenable constitue une violation flagrante du droit le plus élémentaire d’une personne : le droit à la vie.

Une faillite sécuritaire programmée et une complicité d’État

Les organisations signataires soulignent avec amertume et consternation que cette tragédie n’est pas une surprise. Des questions essentielles doivent être posées publiquement :

Les services de renseignement de l’État, le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) et le haut commandement des Forces d’Armées d’Haïti n’étaient-ils pas explicitement informés de l’imminence de cette attaque terroriste ?

Qu’est-ce qui explique l’inaction systématique des autorités publiques face à des alertes répétées ?

Cette passivité coupable relève soit d’une collusion criminelle, soit d’un abandon de fonction flagrant.

Les autorités laissent délibérément les citoyens-ennes sans défense face à des terroristes lourdement armés, en mission commandée pour exécuter des tueries en série. L’insécurité actuelle est une industrie florissante qui enrichit des rapaces nationaux et internationaux au prix du sang de notre peuple. Ce chaos planifié vise à affaiblir Haïti politiquement et économiquement, afin de justifier l’ingérence étrangère, de renforcer la dépendance politique et d’exclure définitivement le peuple haïtien des décisions cruciales concernant son avenir.

À ce propos, les déclarations du représentant démocrate américain Gregory Meeks, le 21 juillet 2026 lors d’une audition de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, confirment cette impasse : « *Les politiques conduites par les administrations démocrates comme républicaines n’ont pas produit les résultats attendus. Une nouvelle solution imposée de l’extérieur ne pourra fonctionner ; l’avenir d’Haïti ne doit pas être conçu à Washington, New York ou Genève. Une force de sécurité internationale ne peut se substituer à une gouvernance légitime, à des institutions solides et à la confiance de la population. »*

Revendications et exigences immédiates

En tant que représentants des forces vives et des travailleurs-euses du pays, les organisations signataires exigent vigoureusement :

La démission immédiate des membres du CSPN, à savoir : le Premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur, le Ministre de la Justice, le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), l’Inspecteur Général en Chef de la PNH, ainsi que le Haut État-Major de l’Armée d’Haïti, pour manquement grave à leur mission constitutionnelle de protection de la population.

Une contre-offensive militaire et policière immédiate, coordonnée et soutenue, afin d’éradiquer définitivement les foyers terroristes à Kenscoff et dans ses périphéries.

L’ouverture d’une enquête judiciaire transparente pour identifier les complicités au sein de la chaîne de commandement de l’État et punir sévèrement les auteurs intellectuels et matériels de ce massacre.

Une prise en charge humanitaire d’urgence, incluant un accompagnement psychologique et logistique pour les familles des victimes et les milliers de déplacés internes de la commune.

Appel au soulèvement et à la résistance citoyenne

Le combat véritable contre le terrorisme exige une rupture radicale : l’instauration d’une nouvelle gouvernance politique libérée de l’ingérence étrangère, une justice saine, ainsi qu’une police et une armée épurées. Les dirigeants actuels ne sont que des pompiers pyromanes, de sordides exécutants engagés dans la destruction de notre société.

Seule une mobilisation citoyenne minutieusement organisée pourra mettre un terme à ce projet d’extermination. Nous ne pouvons pas, et nous ne devons plus commémorer nos morts dans le silence et la résignation.

Peuple haïtien, réveillez-vous, levez-vous pour faire face à ce péril existentiel. Mettons-nous debout, de manière unie et déterminée, pour renverser ce système de terreur, neutraliser les réseaux criminels ainsi que leurs commanditaires, leurs alliés et leurs complices. L’heure est à la résistance globale pour exiger justice, réparation, souveraineté et la fin définitive de l’impunité.

Pour les organisations signataires :

Pour l’UNNOH : Josué Merilen

Pour le CENEH : Jean Marie Ferdinand

Pour le Jeune Barreau :

Me Eddy-Paul FLEURANT,

Av

Pour la CUTRASEPH :

Esther Eloy

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