À l’attention de Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,
Aux membres du Conseil de sécurité,À la communauté internationale,
Monsieur le Secrétaire général, Mesdames, Messieurs,
Je vous adresse cette correspondance aujourd’hui non pas pour vous informer de la situation en Haïti, car vos services disposent déjà de tous les rapports détaillés, mais pour poser une question qui taraude l’esprit de millions de citoyens :
Pourquoi l’ONU semble-t-elle fermer les yeux sur l’effondrement d’Haïti ?
Alors que les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies prônent la paix, la sécurité et la dignité humaine, le quotidien du peuple haïtien n’est que terreur, privations et violations systématiques des droits de l’homme.
Les gangs armés contrôlent la majeure partie de la capitale, les institutions publiques sont paralysées, et l’accès aux besoins de base – l’éducation, la santé, la nourriture – est devenu un luxe inaccessible.
Face à ce désastre humanitaire et sécuritaire, la réponse de votre organisation apparaît trop souvent timide, bureaucratique et déconnectée de l’urgence absolue du terrain.
Les résolutions se succèdent, les promesses de soutien financier ou logistique s’accumulent, mais l’impact réel sur la sécurité des familles haïtiennes reste dérisoire.
Cette apparente indifférence ou lenteur institutionnelle soulève de profondes interrogations :
Un deux poids, deux mesures diplomatique ?
Pourquoi d’autres crises mondiales bénéficient-elles d’une mobilisation politique, financière et militaire immédiate et massive, alors qu’Haïti semble relégué au second plan des priorités internationales ?
Le poids des échecs passés ?
L’ONU choisit-elle de détourner le regard par crainte de répéter les erreurs des missions précédentes, abandonnant ainsi une population entière à son sort sous prétexte de la complexité du terrain ?
Une faillite de la solidarité humaine ? La communauté internationale a-t-elle accepté l’idée qu’Haïti soit une crise chronique impossible à résoudre, oubliant que derrière les statistiques se trouvent des vies humaines ?
Ne pas agir de manière décisive, c’est tolérer le chaos.
Fermer les yeux sur Haïti, c’est affaiblir la crédibilité même des Nations Unies sur la scène internationale et envoyer le message que certaines vies ont moins de valeur que d’autres.
Le peuple haïtien ne demande ni charité condescendante ni ingérence politique destructrice.
Il réclame un appui sincère, efficace et coordonné pour restaurer la sécurité, rebâtir ses institutions et permettre à sa jeunesse de construire un avenir sur sa propre terre.
Il est encore temps pour l’ONU de prouver qu’elle reste le garant de la justice universelle.
Nous attendons des actes, pas seulement des rapports.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma haute considération.

