Colombie : le nouveau président promet une offensive contre le narcotrafic
Le nouveau président colombien Abelardo de la Espriella a promis vendredi une offensive « sans répit » contre le narcotrafic et les groupes armés, affichant une rupture avec la politique de dialogue menée par son prédécesseur Gustavo Petro.
Élu le 21 juin, cet avocat millionnaire de 48 ans, novice en politique et proche allié du président américain Donald Trump, a prêté serment à Cali, dans le sud-ouest du pays, plutôt qu’à Bogota. La ville, récemment touchée par des violences attribuées à des groupes armés, était placée sous haute sécurité avec 11.000 militaires déployés.
Dans son premier discours, le chef de la droite dure a déclaré que le dialogue avec les groupes illégaux était « complètement épuisé », leur donnant le choix entre se soumettre à la loi ou affronter « la force résolue de l’État ». Il a promis d’éradiquer les plantations de coca et de renforcer les opérations militaires contre les guérillas.
Washington a rapidement affiché son soutien. Le département d’État américain a annoncé une aide d’un milliard de dollars et dit vouloir coopérer étroitement avec la nouvelle administration sur les questions de sécurité et de prospérité.
De la Espriella entend également rejoindre le « Bouclier des Amériques », initiative régionale soutenue par Donald Trump contre le narcotrafic. Il devra toutefois composer avec un Parlement sans majorité et des forces armées confrontées à des moyens humains et matériels limités.

