28 août 2026
HAÏTI | KENSCOFF — « Une nouvelle transition saute aux yeux » : Djina Guillet Delatour dénonce un « vaste complot », attaque les 52 partis de VIKTWA de Fils-Aimé et juge les conditions du 13 décembre inexistantes
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HAÏTI | KENSCOFF — « Une nouvelle transition saute aux yeux » : Djina Guillet Delatour dénonce un « vaste complot », attaque les 52 partis de VIKTWA de Fils-Aimé et juge les conditions du 13 décembre inexistantes

PORT-AU-PRINCE, 28 août 2026 — « La situation que vit actuellement Haïti n’est écrite nulle part dans aucun des livres. C’est à nous d’aller rechercher ensemble la solution », a déclaré vendredi Djina Guillet Delatour, responsable de DELIVRANS, intervenant à l’émission Booster sur Radio Méga.

Réagissant notamment à la situation à Kenscoff, Mme Delatour a appelé les Haïtiens à élaborer un programme de libération et à définir collectivement la destination politique du pays. « Nous sommes pris dans un vaste complot », a-t-elle répété, jugeant « inacceptable » la situation actuelle.

La dirigeante politique s’est également attaquée à VIKTWA, bloc associé au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et présenté comme regroupant 52 partis politiques. Elle y voit un « manque de respect » envers « l’intelligence politique des Haïtiens », contestant la cohérence d’une coalition réunissant autant de formations aux orientations politiques différentes.

DELIVRANS entend attirer l’attention du Conseil électoral provisoire (CEP) sur cette configuration. Pour Mme Delatour, additionner 52 partis sous une même bannière ne suffit ni à établir une doctrine commune ni à conférer automatiquement une représentativité politique à VIKTWA.

La responsable se montre tout aussi sceptique sur les élections annoncées pour le 13 décembre. Tout en reconnaissant qu’elle « n’est pas mieux placée pour dire qu’il n’y aura pas d’élection », elle affirme que les conditions sécuritaires, institutionnelles et matérielles permettant d’organiser un scrutin crédible ne sont pas réunies.

« Une nouvelle transition saute aux yeux. Il y a, à cause de cette incompétence vécue actuellement, une nouvelle transition qui saute aux yeux », a déclaré Mme Delatour. Elle met également en cause les inscriptions électorales, le calendrier et les décrets successivement modifiés qui encadrent le processus.

Son réquisitoire devient plus sévère lorsqu’elle envisage ce que pourrait produire un scrutin maintenu dans les circonstances présentes : « Ce sera une élection des gangs, une élection de ceux qui détiennent l’argent, de la corruption », prévient-elle. Ces accusations expriment la position politique de DELIVRANS et ne constituent pas des faits judiciairement établis.

Kenscoff ramène finalement le débat à une contradiction fondamentale : comment garantir la liberté du suffrage lorsque la sécurité des citoyens, la circulation des électeurs et l’autorité effective de l’État ne sont pas assurées sur l’ensemble du territoire ? Pour Delatour, avant de conduire le pays vers les urnes, les Haïtiens doivent d’abord déterminer ensemble où ils veulent conduire Haïti.

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